Jules Bénard : Elle veut « endiguer notre chômage » : Madame le ministre… si vous la fermiez un peu ?

Elle veut « endiguer notre chômage » : Madame le ministre… si vous la fermiez un peu ?
Mme Pau-Langevin a peut-être une excuse, sinon un vilain prétexte : les élections arrivent. Pour éviter la branlée king size que l’effet Charlie n’endiguera pas, lui, les effets d’annonce sont toujours bons à balancer aux micros et caméras.
Voilà-t-y pas que notre ministre de l’Outremer (oui, je refuse cet affreux vocable « des Outre-Mer » inventé par un politicard en manque d’imagination), notre ministre, donc, claironne haut et fort qu’elle veut « endiguer le chômage à La Réunion ». Ca mange pas de pain.
Madame le Ministre, vous fournissez du sirop zygomatique à tout Landerneau, là. Vous entonnez une antienne depuis très longtemps serinée par vos prédécesseurs de droite et de gauche. Il y a des décennies qu’on entend ça et il y a des décennies que le chômage ne cesse de filer vers les alto stratus. Bientôt, il perce la couche d’ozone.
Vous n’avez rien fait quand l’occasion se présentait. Prenez les travailleurs de la STIB, par exemple. La filiale locale de Colgate/Palmolive était une bonne petite boîte qui n’était pas en déficit. Elle faisait même des bénéfices mais… pas assez selon les sacro-saints canons de l’utralibéralisme. On a donc licencié des employés qui y bossaient, depuis des décennies pour certains, afin de délocaliser, pas trop loin d’ici d’ailleurs.
Et qu’avez-vous fait, où étiez-vous, vous et vos semblables adorateurs du pâle hollandais volant (pardon, scootérisant) ? Rien ! Zéro ! Nib ! Que tchi ! Peau d’balle ! Niet ! In merde !
Vos soi-disant adversaires de droite n’auraient pas fait mieux au demeurant, voir en Lorraine et la lâcheté du ridicule gnome sarkophage.
Tant que vous-même et vos tristes sires de ministres flatteront le grand capital dans le sens du poil, tant que vous lècherez les bottes (et le… oui, ça même !) des multinationales, le chômage continuera d’augmenter, le classes moyennes se seront appauvries et les pauvres seront dans la rue.
Oui, dans la rue, car on en a marre.
Donc, s’il vous plaît, madame le Ministre, plutôt que galéjer et sortir des énormités auxquelles vous ne croyez pas vous-même… fermez-la !
Au moins pour prouver, par honnêteté minimum, si vous en êtes capable, que vous ne voulez pas trop VOUS FOUTRE DE NOTRE GUEULE !!!!!
Merci par anticipation.
Jules Bénard


