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Jérôme Filippini : ses succès et ses échecs

Ecrit par Baradi Siva, Sophie Fontaine – le dimanche 20 octobre 2024 à 10H40

Le préfet de La Réunion fait le bilan de ses deux années passées à La Réunion. Il a salué le travail de ses équipes sur différents sujets comme le BQP et la gestion des crises météorologiques. Jérôme Filippini déplore cependant ne pas avoir pu trouver une issue à certains conflits.

Le plus haut représentant de l'État explique avoir passé deux années intenses à La Réunion. Jérôme Filippini revient sur les différents dossiers qu'il a pu traiter, certains avec plus de succès que d'autres.

Des avancées sur certains dossiers

L'événement le plus marquant pour le préfet de La Réunion a été le passage du cyclone Belal. Le phénomène météorologique était de grande ampleur et l'incertitude quant à sa trajectoire était grande. La gestion de la crise par Jérôme Filippini a été saluée par les Réunionnais. Le météore a cependant aussi causé la mort de trois sans abris.

Jérôme Filippini se félicite des avancées obtenues pour le Bouclier Qualité Prix, même s'il concède que le panier péi n'est pas encore assez connu et n'intègre pas assez de produits différents. Le préfet indique qu'une plus grande variété viendra au coût d'une hausse du prix global du BQP.

Le plus haut représentant de l'État a évoqué aussi son soutien pour la culture de la canne à La Réunion. Il souligne le travail déjà réalisé, mais évoque une nouvelle situation de crise qui se profile dans le secteur à cause "des mauvaises récoltes".

Les secteurs économiques encore dans le rouge

Si le préfet de La Réunion se réjouit d'avoir pu éviter le crash complet d'Air Austral, il concède que les négociations ont été beaucoup plus difficiles dans le secteur du BTP. Jérôme Filippini participera d'ailleurs à une nouvelle table ronde avant de quitter le territoire.

Le plus haut représentant de l'État évoque aussi un dossier qui n'a pas encore trouvé d'issue, celui de la filière avicole. "Il y a beaucoup de conflits et de tension entre les acteurs du secteur alors même que le secteur de la volaille a tout pour lui. Les acteurs se tirent des balles dans le pied", constate Jérôme Filippini, qui ajoute : "C'est ma frustration parce que j'y ai mis beaucoup d'énergie mais je n'ai pas réussi à les convaincre qu'ensemble, on est plus forts."

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