“J’en ferai un joyau” : Éric Fruteau dévoile ses ambitions pour Saint-André

C’est au cœur de la ville que l’ancien maire et président de la Cirest a organisé, ce samedi, son premier meeting de campagne devant près d’un millier de personnes. L’occasion de présenter sa liste et les grandes lignes de son programme en vue des municipales.
Les 800 chaises déployées dans la cour du restaurant Le Franciscea avaient (quasi) toutes trouvé preneur et c’est debout que de nombreuses personnes ont suivi les prises de parole de l’ancien maire et de ses soutiens. Parmi eux, on retrouve plusieurs camarades de longue date, dont l’ancien conseiller départemental Robert Nativel. Trois autres anciens élus de la mandature d’Éric Fruteau (2008-2014) figurent également sur la liste pour ces municipales : Jean-Yves Allaguerissamy, Michel Picot et Jean-Claude Fanchin.
Dans le public, on reconnaît de nombreux compagnons de route de l’ancien maire, issus de l’équipe municipale passée ou de l'équipe militante. Dans cette campagne, Éric Fruteau peut s'appuyer sur une base fidèle et qu’il dit active sur le terrain depuis plusieurs semaines. S’il mène une campagne plus discrète que certains de ses concurrents, il affirme multiplier les rencontres de proximité et revendique déjà une cinquantaine de réunions de quartier depuis janvier.
Le ton se fait plus offensif par rapport aux précédentes prises de parole : “Oui, aujourd’hui, je suis fier d’affirmer que c’est Éric Fruteau et son équipe qui ont détrôné la famille Virapoullé, sorti Saint-André de l’immobilisme et commencé sa modernisation”, lance Robert Nativel au micro.

"On a voulu me tuer politiquement"
C’est sous sa musique de campagne qu’Éric Fruteau prend ensuite la parole. Devant ses soutiens, l’ancien maire inscrit son retour dans une trajectoire militante qu’il dit marquée par l’épreuve et la constance. “On a voulu me tuer politiquement il y a douze ans”, affirme-t-il, évoquant des tentatives pour l’écarter de la vie publique. “J’ai choisi un autre chemin. Celui de la moralité, de la persévérance et de la foi.”
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À quinze jours du scrutin, le candidat revendique une campagne “sobre et respectueuse”, refusant à la fois “le dénigrement”, “le mépris” et “le clientélisme”. Il affirme avoir entendu, au fil de ses déplacements, “les cris d’alarme et les souffrances” exprimés par les habitants. “Saint-André mérite mieux. Saint-André mérite de connaître autre chose”, martèle-t-il.

"Une ville démocratique et libérée"
Sur le fond, Éric Fruteau insiste d’abord sur la méthode. Il annonce vouloir faire de Saint-André une “ville démocratique et libérée”, reposant sur des outils de démocratie participative. Il évoque la mise en place d’un budget participatif, d’un dialogue citoyen structuré et d’un fonctionnement municipal fondé sur le paritarisme et la concertation, avec l’objectif affiché de replacer les habitants au cœur de la décision publique. Il annonce la signature d’une charte par ses colistiers, qui sera suivie d’une charte de l’élu.
D'une façon globale, il dit porter un programme "ambitieux" pour la ville.

Un projet de cité éducative
L’éducation constitue l’un des axes majeurs de son projet municipal. Le candidat défend le développement d’une “ville apprenante et éducative”, avec un renforcement des dispositifs liés à la cité éducative, au numérique à l’école, à l’égalité des chances et à l’accompagnement périscolaire. Il évoque également l’amélioration des conditions matérielles dans les établissements et un soutien renforcé à la petite enfance.
Un message particulier est adressé à la jeunesse. “Les jeunes doivent savoir qu’ils peuvent changer le destin d’une ville”, affirme Éric Fruteau, qui annonce vouloir renforcer les politiques d’accompagnement, de formation et d’insertion, afin de faire des jeunes “des adultes responsables”.

Pour un "nouveau pacte social"
Le candidat place également la sécurité et la tranquillité publique parmi ses priorités, sans entrer dans le détail des dispositifs envisagés, mais en les reliant à une approche globale du cadre de vie. Il insiste sur la nécessité de “revenir aux fondamentaux”, en réglant “les problèmes basiques du quotidien” et en rassurant les habitants.
Sur le plan social, Éric Fruteau annonce un nouveau "pacte social", axé sur la lutte contre la grande pauvreté et l’accompagnement des personnes âgées. Il cite plusieurs équipements structurants, dont la création d’un nouveau cimetière et d’un crématorium, présentés comme des réponses à des besoins identifiés de longue date.

"Construire le bonheur des Saint-Andréens"
L’environnement et le cadre de vie occupent également une place importante dans le discours. Il veut développer une ville plus durable, avec des actions sur les espaces publics, les rues, l’éclairage et l’amélioration globale de l’environnement urbain. Il souhaite aussi faire de Saint-André une ville sportive et culturelle, “ouverte au monde”, ainsi qu’une ville moderne et connectée.
Éric Fruteau esquisse par ailleurs les grandes lignes d’un projet de développement économique et d’aménagement. Il cite notamment la perspective d’un ANRU 3, la requalification des places publiques dans les quartiers, la création d’un port sec, de zones de self-stockage, d’une Maison du développement durable et de nouvelles zones économiques, présentées comme autant de leviers pour relancer l’activité et renforcer l’attractivité de la commune.
Le candidat affirme vouloir “redonner la fierté d’être Saint-Andréen” et faire entrer la ville dans “un temps de bonheur et de prospérité”. “Nous voulons construire le bonheur des Saint-Andréens”, avait-il déjà affirmé plus tôt.
“Donnez-moi le temps qu’il faut. J’en ferai un joyau. Un exemple. Un modèle”, promet-il, appelant à la mobilisation en vue du scrutin du 15 mars.


