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Témoignage. « J’ai un deuxième anniversaire : celui de ma greffe » : Gaëlle, mère et bénéficiaire d’un don de moelle osseuse

Vivre avec un don de moelle osseuse, Gaëlle Le Guennec raconte son parcours médical. Atteinte d’un cancer du sang, la mère de famille partage les difficultés qu’elle a traversées. Elle n’est pas seule et peut compter sur le soutien de Bruno, un donneur. Témoignages.
Ecrit par Lucas Candessoussens – le vendredi 8 novembre 2024 à 18H17

C’est non sans émotion que Gaëlle raconte le parcours qu’elle a vécu. Atteinte d’un cancer du sang il y a presque 10 ans, elle doit bénéficier d’un don de moelle osseuse. Pour elle, le parcours du combattant débute : elle doit se rendre en métropole, loin de son île qu’elle chérit tant. « On se retrouve en chambre stérile, à faire le va-et-vient entre maison et chimio […] jusqu’au jour de la greffe. » Les jours passent, défilent, et finalement, on lui trouve un donneur compatible. Un soulagement pour la Réunionnaise. « La première année après la greffe, il faut faire attention. On a beaucoup de restrictions alimentaires », explique Gaëlle.

Lire aussi : Veilleur de vie : Quand un don de moelle osseuse peut sauver une personne

Aujourd’hui, elle souhaite témoigner pour inciter la population à devenir « veilleur de vie », c’est-à-dire effectuer un don de moelle osseuse. « Je cherche toujours du positif. J’ai mon année de naissance, et mon "anigreffe", c’est le jour où j’ai reçu mon don. […] Cette date devient un peu plus importante que notre date de naissance. C’est une renaissance. »

 

 

Donneur et receveur : un lien à vie

 

Un jour, par hasard, lors d’une manifestation sportive à Saint-Paul, Bruno tombe sur un bus de don du sang et une tente de don de moelle osseuse. Curieux, le Réunionnais décide de se renseigner. On lui propose de s’inscrire sur le registre des donneurs de moelle osseuse. Il accepte, et quelque temps plus tard, c’est la surprise : « J’ai eu la chance extraordinaire d’être appelé », sourit Bruno. Toutes les interrogations et les craintes de l’homme autour du sujet ont été dissipées par le personnel médical. « J’ai arrêté de me poser des questions, là, on y va. »

 

 

Bruno termine par ces mots : « On a un petit truc avec une receveuse : on s’imagine que c’est ma receveuse et moi son donneur. On a un lien particulier. »

Etiquettes : CHU | Saint-Denis | témoignage

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