J'ai trouvé un moyen pour que les Français soient heureux de payer leurs impôts

Ma proposition est à prendre au second degré. Encore que…
Je suis ébahi tous les jours en voyant les files d’attente aux guichets de la Française des Jeux. Et je suis tout autant étonné de voir la concentration que mettent les joueurs de tous âges à choisir leurs numéros, comme si leur vie en dépendait, dans l’espoir qu’ils sortiront le jour du tirage. Les fameux cinq bons numéros, plus le complémentaire.
Alors même que l’espoir de remporter ce fameux gros lot n’est que d’une chance sur 19 millions !
Aux gens qui me demandent si je joue, je réponds invariablement : « Oui. Et même que je gagne chaque semaine. Je gagne la somme que je n’ai pas misée et que j’ai ainsi évité de perdre ».
Il n’empêche, les joueurs sont heureux de jouer. Et de perdre chaque semaine, dans l’espoir, très hypothétique, de gagner un jour.
J’ai même vu des scènes de ménage parce que Madame était dans l’impossibilité d’emmener Monsieur jouer !
Et cela, alors même que l’État prélève entre 15 et 19% sur l’ensemble des sommes jouées. Un impôt totalement indolore.
D’où ma proposition, loufoque certes, mais qui a malgré tout un fond de bon sens.
Plutôt que de confier le monopole des jeux à la Française des Jeux, une société cotée en bourse, et à ne prélever que 15% des sommes jouées, pourquoi l’État ne récupérait-il pas cette compétence ?
Les Français jouent actuellement un peu plus de 13 milliards d’euros tous les ans. Imaginons que l’État en reverse 1 milliard sous forme de gains, il en resterait 12 dans les caisses pour renflouer une partie de la dette de la France.
On assisterait alors à un véritable miracle : voir les Français faire la queue toutes les semaines pour payer leurs impôts. Et en plus, ils seraient heureux !


