Intriguée par un feu cassé, la police fait une découverte "stupéfiante"

Jules P., 28 ans, est arrêté le 15 août dernier par la police de Saint-Denis en raison d'un feu arrière cassé. Les agents des forces de l'ordre vont aller de surprise en surprise. En plus de ne pas être titulaire du permis de conduire, la véhicule, qui ne lui appartient pas, n'est pas assuré. Un contrôle ne entrainant un autre, il est testé positif aux stupéfiants et en détention de presque 4 grammes de cocaïne, de quelques grammes de cannabis, de pratiquement 1000€ en espèce dans sa sacoche, d'une arme blanche à cran d'arrêt et d'un pistolet d'alarme. Il est interpellé puis placé en garde à vue. S'il reconnait les faits, il indique qu'il s'agit de sa consommation personnelle, que l'argent vient de son chômage et que le couteau était dans la voiture mais qu'il n'est pas à lui.
Il doit également répondre de faits similaires datant du 9 juillet dernier. Cette fois, il était déjà en possession de stupéfiants et de 225€ en espèces. Il était convoqué au tribunal le 24 janvier prochain pour en répondre. Le tribunal s'est saisi du dossier et jugera le tout. À la barre, il reconnait les faits à l'exception de la la conduite sans assurance. Selon lui, l'argent correspond à deux mois de chômage mais face mais à la triste réalité que dépeint la présidente, il finit par admettre avoir vendu pour 300€ de Mdma mais sans faire de bénéfices, juste pour rendre service. Né en Guyane, il vient de Cayenne ou il a vécu. Il est à La Réunion depuis trois ans "pour un nouveau départ". Son casier fait état de trois mentions dont une pour des stupéfiants en Guyane, un transport de 800 grammes de cocaïne. Il avait écopé de 2 ans de prison.
Pour le parquet, "les faits sont largement minimisés". Le procureur fait état d'une "atmosphère de trafic de stupéfiants" indiquant qu'une balance de précision a aussi été retrouvée dans la voiture. "Il passe à l'acte le 15 août avec une CRPC en poche, il se croit tout puissant" tance le magistrat qui requiert une peine de 18 mois dont 6 mois de sursis et le maintien en détention. De son coté, la défense, relève qu'il vient d'un quartier très défavorisé de Guyane, ajoutant, "il a été déscolarisé à 12 ans et a du s'en sortir tout seul. Il a été très honnête en garde à vue, s'il revend, c'est sans bénéfices" plaide la défense. Reconnu coupable par le tribunal, le prévenu écope de 18 mois de prison dont 6 mois de sursis avec maintien en détention. "Je ne suis pas un dealer, c'est pour ma consommation personnelle" sont les derniers mots du jeune homme à la barre.


