Incendie sur l’île Amsterdam : une situation toujours préoccupante

La préfecture des TAAF a publié un communiqué sur l'état de l'île Amsterdam, durement touchée par un incendie depuis janvier. Les dégâts seraient importants, même si certains sites sensibles de nidification d'oiseaux de mer sont toujours intacts.
Depuis le 15 janvier, un incendie a ravagé plus de la moitié de l’île Amsterdam, dans les Terres australes et antarctiques françaises. Une mission de reconnaissance "composée d'un détachement de quatre sapeurs-pompiers du SDIS de La Réunion et de sept personnels des TAAF, dont la cheffe de district, un médecin et des techniciens, s'est rendue fin février sur l'île Amsterdam à bord du Floréal, frégate de surveillance de la Marine nationale. La reconnaissance réalisée depuis la frégate a permis d'observer la persistance de plus d'une vingtaine de points chauds tout autour de l'île", précise la préfecture des TAAF. Si la base scientifique Martin-de-Viviès a été partiellement épargnée, l’incendie a endommagé le réseau électrique et rendu inopérant le système de lutte contre le feu.
Un impact environnemental sous surveillance
Les dégâts environnementaux sont importants, avec la destruction d’une grande partie des boisements de phylica arborea. Les sites de nidification des albatros à bec jaune et des gorfous sauteurs restent épargnés, et l’impact sur l’albatros d’Amsterdam semble limité.
Le redéploiement des équipes sur l’île dépend désormais de la sécurisation des infrastructures, qui pourrait être engagée lors de la prochaine rotation du Marion Dufresne en avril.


