Incarcéré à Domenjod après le vol d'une brosse à dent

Jean-Marc R., né en 1975, est interpellé par la police le 9 janvier dernier alors qu'il vient de dérober une brosse à dent et une semelle en silicone dans une pharmacie de Saint-Denis. Il est placé en garde à vue puis déféré au palais de justice pour être jugé ce mercredi 10 janvier. Lors de son interpellation, il est retrouvé en possession d'une carte bancaire qui n'est pas la sienne. Face aux juges, il reconnaît le vol dans la pharmacie, mais affirme avoir trouvé la carte dans une sacoche à terre. Là où le bât blesse, c'est quand le président aborde la question de son casier judiciaire qui comporte 43 mentions, quasiment toutes pour des larcins. "Je ne serais jamais jugé en tant qu'humain, mais en raison de mon passé ? Fé pas chié a moin", s'emporte le prévenu.
Pas de quoi impressionner le procureur de la République pour qui "ce dossier simple et singulier est inversement proportionnel au casier du prévenu". Il lui rappelle également que "garder une carte bleue trouvée, c'est du vol". Il souligne la "situation précaire du prévenu" et demande au tribunal "une peine significative afin de le réinsérer à sa sortie de prison". Le parquet requiert six mois de prison et demande la révocation de six mois d'un sursis précédent ainsi qu'un mandat de dépôt. "Le placer en prison, c'est choisir la facilité", répond la défense. La robe noire plaide pour une peine mixte avec le maintien d'une partie de sursis afin de pouvoir le suivre après sa détention. "Il est addict à l'alcool et la prison n'est pas un centre de soin", conclut la défense.
"Le tribunal a tenu compte de la répétition des faits de vol et de votre casier judiciaire. Plus cela ira, plus les peines seront lourdes", explique le président qui prononce une peine de sept mois de prison avec mandat de dépôt plus la révocation de six mois du sursis probatoire en cours.


