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Huguette Bello : « Le Quotidien, comme le JIR, doivent vivre »

La présidente de la Région s'exprime dans un communiqué sur la situation financière des quotidiens de l'île.

Ecrit par N.P. – le jeudi 30 novembre 2023 à 15H24

Communiqué

« De manière générale, la situation de la presse écrite est préoccupante depuis plusieurs années à La Réunion. Il y a deux journaux qui co-existent depuis plusieurs décennies, ce qui constitue une spécificité, voire une exception, au niveau national. Il est de notoriété publique que ces journaux sont en grande difficulté pour des raisons qui tiennent d’une part au changement des modes de consommation de l’information par les Réunionnais et d’autre part, aux difficultés de gestion interne des deux entreprises.

Évidemment, et pour plusieurs raisons, je ne suis pas insensible à cette situation.

D’abord, parce que je suis attachée comme beaucoup de nos concitoyens à la liberté de la presse et de l’information à une époque où celle-ci est plus que jamais nécessaire. On ne peut pas se contenter des réseaux sociaux, qui ne sont pas à l’abri de la diffusion de fausses informations.
Bien entendu, je ne parle pas des médias en ligne qui contribuent au pluralisme de l’information.

Pour autant, vous connaissez ma position sur ce sujet. Je tiens à rappeler que des personnalités et des institutions font l’objet toutes les semaines depuis plusieurs années, de manière systématique de la part du directeur du JIR, d’attaques personnelles, qui sont indignes et qui trahissent les valeurs du journalisme formulées par la charte de Munich de 1971. Néanmoins, là encore, ne globalisons pas. Je distingue totalement les manœuvres grossières de cette personne du reste de la rédaction du JIR et de l’ensemble de ses salariés qui essaient de faire honnêtement leur travail malgré les pressions exercées à leur encontre.

Ensuite, parce qu’en tant que Présidente de Région, il s’agit d’entreprises qui font partie du patrimoine Réunionnais. Le Quotidien existe depuis 1976. Il emploie 52 salariés de façon directe et presque 120 de manière indirecte. Le JIR, quant à lui, existe depuis 1951. À la tête de la collectivité régionale, responsable du développement économique, je ne peux donc que me sentir concernée et préoccupée par cette situation.

Enfin, parce que je pense évidemment à tous les salariés, et à leurs familles, en cette période de fêtes de fin d’année, qui se retrouvent dans une grande incertitude et qui risquent de perdre leurs emplois.

S’agissant plus particulièrement du Quotidien qui se trouve actuellement en procédure de liquidation, comme tout le monde, j’ai été déçue par l’absence de mobilisation des investisseurs locaux devant le tribunal de commerce. Vous connaissez mon attachement au patriotisme économique. Cependant, je ne désespère pas de la situation. Au regard de celle-ci, je veux dire aux Réunionnaises et Réunionnais que la Région est mobilisée pour relancer le Quotidien. Je ne peux pas entrer dans les détails. Mais tout ce que je peux vous dire, c’est que nous y travaillons. Nous ne restons pas les bras croisés à attendre que Le Quotidien soit liquidé.

J’en appelle également à la responsabilité des acteurs économiques locaux qui doivent tous se sentir concernés. La situation n’est pas désespérée et le journal Le Quotidien peut encore être sauvée avec la mobilisation de tous les Réunionnais. J’en appelle aussi à l’action de l’État qui doit tenir compte des spécificités de la presse écrite en outre-mer et qui peut venir en aide aux journaux locaux.

Le temps viendra où il nous faudra, néanmoins, discuter de la pérennité du modèle économique de la presse écrite à La Réunion. Il est certain que les modèles actuels ne sont plus tenables. Les deux journaux doivent, à ce propos, redéfinir leurs modèles pour s’adapter à des modes de consommation de l’information qui évoluent dans un contexte concurrentiel. Ils doivent aussi s’interroger sur leurs modes de gestion interne.
Je sais que dans le cas du Quotidien, Madame Chane-Ki-Chune se sent tout à fait concernée et y travaille de façon responsable et pragmatique pour assurer la pérennité du titre et des emplois associés. Je ne suis pas certaine, en revanche, que l’on puisse en dire autant du directeur du JIR, pour le moment. Il faut le rappeler, il a été largement aidé par de l’argent public par le passé. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas su faire preuve d’une gestion responsable et de la transparence qui s’impose. Les pouvoirs publics sont donc en droit de s’interroger.

Je le dis et je le répète sans ambiguïté : le Quotidien, comme le JIR, doivent vivre. Notre démocratie serait affaiblie si l’un de ces deux organes de presse, et à fortiori les deux, venait à disparaître

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électrice
2 mois il y a

matante pour une fois je suis d’accord avec vous. J’espère que vous pensez ce que vous dites…. le liberté de la presse est indispensable

Ingénieur
2 mois il y a

Communiqué qui attaque un patron de presse avant d’annoncer une aide 1 mois après la bataille ?
Jamais vu un truc pareille.

Ericka
2 mois il y a

Il faut faire le maximum pour que le quotidien et le Journal de l’île ne disparaissent surtout pas
La presse locale écrite joue un rôle important à tous les points de vue.

David69l
Répondre à  Ericka
2 mois il y a

Et si personnes n’achètent ? On subventionne ds le vide ?

Agios
2 mois il y a

les actionnaires du quotidien ont des fortunes personnelles tant financière quimmobiliere, ou daction dans air Austral qui se compte en millions d€ .sils ninjectent plus dans leur société,il doit y avoir une bonne raison

dieu est grd !
Répondre à  Agios
2 mois il y a

d ou la position du gouvernement fo arreter de prendre les otres pour des lampions madame chane qui chome

Réflexions …..
2 mois il y a

Liberté de la presse, pluralité de l’information…. Mort de rire , la presse réunionnaise a survécu grâce aux subventions de l’état, de la région du conseil départemental .Et malgré ces subventions ou peut-être à cause d’elles, cette presse a continué à vivre au dessus de ses moyens sans essayer de trouver un modèle économique viable !
la pluralité de l’information existe sans ces quotidiens!

dg st benoit
2 mois il y a

Championne du monde de l hypocrisie, je reconnais qu’ elle est douée pour raconter des conneries qu’ elle même n y crois pas .Je suis presser de lire l édito de samedi

Squid
2 mois il y a

Ça pique quand même les yeux mémé

Le Quotidien, comme le JIR, DOIT vivre

cilaosaa
2 mois il y a

Ils auraient t’il pas des dossiers plue urgent que ces deux journal local a traité … Surtout a l’heure d’internet…les réseaux sociaux et j’en passe …Les informations vont vite . Pourquoi pas augmenter le pouvoir d’achat… Des réunionnais ont aurait mieux a i gagné…

Jojo
2 mois il y a

Le region donne 600000€ Bello est généreuse avec l argent des contribuables. Et le quotidien va mettre 100€ par jour dans un jeu pour apporter de l audimat a freedom

crue
2 mois il y a

« Tristesse en République du Bisou Démocratique : des trous dans le vivrensemble sont brutalement apparus.
La presse avait pourtant tout fait, ces dernières décennies, pour que les événements comme ceux survenus récemment à Crépol soient correctement assimilés à de simples faits divers sans aucune dimension politique. Las, plus personne ne semble croire aux contes narrés avec force persuasion par les médias de grand chemin comme autant de pommades sur les plaies purulentes que la République, indigne, laisse se multiplier. »

la presse pour pour faire vivre la fenêtre d’ overtone …..

Pascale
2 mois il y a

Avec tous les millions qu’elle a, elle pourrait quand même faire un geste et donner quelques sous au quotidien dans une cagnotte letchi pour qu’il survive… au lieu de se donner en spectacle… 🙂

Alain
2 mois il y a

Huguette Bello n’arrive pas à faire la différence entre sa petite personne et son rôle de présidente. En lisant ce communiqué on dirait que c’est son argent à elle. Ben oui madame, la démocratie c’est aussi de se faire égratigner le samedi par Tillier.

Lulu
Répondre à  Alain
2 mois il y a

à l’inverse essayez de critiquer le Tillier et vous allez voir que votre commentaire ne paraitra pas, vrai aussi qu’il a un égo démesuré !

dieu est grd !
Répondre à  Lulu
2 mois il y a

Il est question notamment de son salaire de 17 000 nets mensuel et du montage réalisé pour que le JIR soit racheté par…le JIR sans le passif, sans les dettes de plusieurs millions d’euros et, d’une certaine façon avec l’aide de la justice et des grandes administrations (CGSS, la direction des impôts…). Rien de surprenant à vrai dire, en tout cas pour moi, car je dénonce depuis belle lurette déjà cette façon de faire, à savoir les 30 000 euros bruts de salaire du directeur général (400 000 € annuels de masse salariale pour un seul homme dans un journal soit disant en grande difficulté financière). J’ai aussi dénoncé sa berline allemande toute rutilante comme voiture de fonction, la villa de fonction à plusieurs milliers d’euros de loyer, les billets d’avion en class business, les repas gratos dans un hôtel-restaurant haut de gamme sur les hauteurs de Saint-Denis, l’embauche de journalistes copains dont certains sortis de leur retraite métropolitaine pour venir remplacer des « locaux » virés

Lol
2 mois il y a

Quel tissu de mensonges et d’hypocrisie

Eric974
2 mois il y a

Tâta Huguette ce n est pas ton argent. Arrête de te prendre pour la reine de la Réunion et jouer à la mère Noël qui distribué SON pognon à qui elle veut.

"Z'endettes"
2 mois il y a

Après AIR AUSTRAL la REGION aide les journaux locaux. De l’argent pour les actionnaires capitalistes.
Toutes les sociétés en redressement ou liquidation doivent faire une demande à la REGION REUNION!
Il y a des emplois en jeux. Profitez la mère Noële distribue ! Bientôt élection européenne.

Kraspa Enlèr
2 mois il y a

M. Tillier a passé son temps à moukate Huguette , il n’a pas pensé qu’un jour il aurait besoin d’elle.
Il a aussi oublié que
Domiroute qui n’arrosait que ses amis et que plus tard il a poignardé dans le dos.
.
Il y a un proverbe nout zancèt l’afrique qui disait:
 » Attend d’avoir fini de traverser dovan son kaz avant de dire au ti-roké qu’il a une sale gueule  »
Je rajouterai : Assure-toi que tu n’auras pas besoin d’emprunter le même chemin pour le retour, il a bonne mémoire nout ti-roké

Vrai bordel.
2 mois il y a

La population locale sera toujours bernée ..! Les électeurs toujours aussi ignares ..!

valeo
2 mois il y a

Hips!

Ben
2 mois il y a

Bizarre, dans un autre article on dit que seuls les journaux d’outre mer se meurent, une raison à cela? Des articles inutiles par exemple, qui n’intéressent personne? Pourtant les faits divers en outre mer ça marche bien.

Lulu
2 mois il y a

comment peut on gaspiller de l’argent dans des structures condamnées sur le court terme….ah oui j’oubliais c’est normal on est à la Réunion et les milliards tombent constamment du ciel!

Marc
2 mois il y a

Pour elle il faut, en bonne nupes, que l’état subventionne toutes les entreprises privées dont des emplois sont menacés. Qui va payer ? Nos impôts

ma vérité
2 mois il y a

ok mais pas avec l argent du contribuable la presse écrite ne fonctionne plus simple on ferme et on passe au numerique
et la liberté de la presse est sauve enfin ici si on peut appler cela de la presse enfin et tout le monde est contant presse papier sa coute beaucoup d argent au journaux s est pas rentable nous quand notre entreprise n est pas rentable personne pour nous donner de l argent ils ont pas plus pas moins pas rentable il ferme point barre

Jeanneau
2 mois il y a

Dans un tout petit département, il y a deux journaux; dans ma région, il y a un seul journal qui couvre plusieurs départements, le Dauphiné libéré.

Par ailleurs, le JIR a ramassé Geoffroy Legros qui était dans le camp Vergès; notre Geoffroy est condamné à aboyer comme son maître, Jacques Tillier. Le pluralisme d’idées est à revoir.

dieu est grd !
2 mois il y a

Il est question notamment de son salaire de 17 000 nets mensuel et du montage réalisé pour que le JIR soit racheté par…le JIR sans le passif, sans les dettes de plusieurs millions d’euros et, d’une certaine façon avec l’aide de la justice et des grandes administrations (CGSS, la direction des impôts…). Rien de surprenant à vrai dire, en tout cas pour moi, car je dénonce depuis belle lurette déjà cette façon de faire, à savoir les 30 000 euros bruts de salaire du directeur général (400 000 € annuels de masse salariale pour un seul homme dans un journal soit disant en grande difficulté financière). J’ai aussi dénoncé sa berline allemande toute rutilante comme voiture de fonction, la villa de fonction à plusieurs milliers d’euros de loyer, les billets d’avion en class business, les repas gratos dans un hôtel-restaurant haut de gamme sur les hauteurs de Saint-Denis, l’embauche de journalistes copains dont certains sortis de leur retraite métropolitaine pour venir remplacer des « locaux » virés

dieu est grd !
2 mois il y a

comment peut on gaspiller de l’argent dans des structures condamnées sur le court terme….ah oui j’oubliais c’est normal on est à la Réunion et les milliards tombent constamment du cie

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