Groupe d'Action Nord/Est LFI 974 : "Il y a donc, à court terme, un vrai risque d’insurrection"

Le Groupe d'Action Nord/Est de la France Insoumise 974 dénonce fermement la gestion de la crise humanitaire à Mayotte après le passage dévastateur du cyclone Chido. Dans un communiqué incisif, il appelle à une réponse rapide et à une prise de conscience des autorités face aux besoins urgents des populations affectées.
Le cyclone Chido est une catastrophe naturelle et institutionnelle pour Mayotte. Car en plus des problèmes d’eau, d’insécurité, et de fracture sociale déjà existante, nous pouvons ajouter l’électricité, les communications, les risques sanitaires ainsi que de corruption. La fragilité de l’île est issue de la gestion coloniale faite par le président Macron et ses gouvernements successifs des infrastructures et des populations. Mais il faut surtout noter le refus du gouvernement de l’aide proposée par les Comores et par Madagascar.
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Après la raboteuse, sa touf a nou
Barnier ou la vue sur l’amer austérité : Baisse des dépenses publiques.
Encore un 49-3 que va utiliser le gouvernement de la ploutocratie de la droite républicaine pour appliquer ses réformes d’austérité au détriment de la classe moyenne et des plus vulnérables de la société (an klère lo pti’t i pèye pou logro).
Réduction des budgets Outre-mer dans la loi de Finances 2025
Amputation de 250 millions €, soit un effondrement de 1 à 5 millions pour les collectivités locales, déjà en difficultés chroniques. Les collectivités en difficultés budgétaires, baisse des investissements, danger du clientélisme.
Au niveau de la situation politique et administrative, nous appelons à freiner la dépense publique (révision des conditions d’accès aux marchés publics) alors qu’un retard structurel persiste dans tous les services publics.
– Fragilité de la situation socio-économique
– En matière d’éducation, de santé, de justice.
– Crises généralisées et événements majeurs en Nouvelle-Calédonie, à Mayotte et en Martinique.
– Chômage récurrent et généralisation du RSA conditionné.
– Emploi en raréfaction par la diminution du soutien aux entreprises.
Vie chère
En 2021, 36 % des Réunionnaises et Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté.
Inflation, prix de l’énergie et réduction des budgets des politiques familiales des collectivités.
– Augmentation du prix des loyers, déficit dramatique de logement social (47 000 demandes), tandis que la demande augmente de 50 % tous les cinq ans.
– L’augmentation excessive du prix de l’électricité découle des politiques des différents gouvernements de Macron, qui ont augmenté les taxes.
L’impact du poste alimentaire est bien plus élevé dans nos territoires d’Outre-mer qu’en métropole. Non seulement parce que les prix y explosent, mais surtout parce que les revenus y sont moindres. Familles Rurales a établi un panier constitué de 42 produits avec des fruits, légumes, et viandes.
Le panier ultra-marin reste toujours 48 % plus cher que le panier métropolitain. Cependant, s’il faut rajouter 82 € depuis 2022 en métropole, le surplus inflationniste est de 121 € pour nos territoires d’Outre-mer.
Nous déplorons l’aggravation de la récurrence de la pauvreté comme problème commun de l’Outre-mer.
Il y a donc, à court terme, un vrai risque d’insurrection. Nous demandons un moratoire pour lutter contre la pauvreté par une politique publique de l’emploi, de la santé, de l’éducation, du développement culturel et de la coopération régionale, notamment par une réforme de l’octroi de mer.


