Grève chez Albioma : les planteurs menacent de passer à l'action si aucune solution n'est trouvée

L’arrêt d’urgence de la centrale d’Albioma, activé par des individus cagoulés dans la nuit du 23 au 24 octobre, continue de perturber la campagne sucrière à La Réunion.
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Les planteurs ont été contraints de stopper leurs livraisons à l’usine de Bois Rouge, menaçant une récolte déjà fragilisée. Face à l’urgence, trois syndicats agricoles – l’UPNA, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) – ont rendez-vous aujourd’hui avec la direction et les grévistes d’Albioma, espérant obtenir des garanties concrètes pour le traitement des cannes.
Dominique Clain, président de l’UPNA 974, insiste : « Nous ne rentrons pas dans le conflit des grévistes, elles sont justifiées. Nous devons livrer nos cannes et trouver une solution. Si lundi la situation perdure, il y aura des débordements et des blocages. » La tension est palpable au sein de la filière, qui redoute d’entraîner l’ensemble du secteur vers "le gouffre".
La CGPER, de son côté, exprime également ses inquiétudes. Le syndicat souligne les conséquences graves de cette interruption, qui empêche les agriculteurs de livrer leurs cannes et place les exploitations dans une précarité inquiétante. La production, bloquée sur place, risque de perdre rapidement en valeur, fragilisant encore davantage des agriculteurs déjà touchés par une campagne difficile.


