Grands-Bois : Ruth Dijoux dénonce l’absence de concertation sur le Projet Balèn

Le Projet Balèn, qui prévoit l’implantation d’un musée dédié aux cétacés à Grands-Bois, suscite une vive contestation des habitants menée par Ruth Dijoux. La porte-parole du Collectif de défense des intérêts Saint-Pierrois (CDISP) réclame une concertation publique pour repenser l’emplacement choisi par la mairie.
La tension monte à Grands-Bois autour du Projet Balèn, qui prévoit l'implantation d'un musée dédié aux cétacés sur un site prisé des habitants. Ruth Dijoux, porte-parole du Collectif de défense des intérêts de Saint-Pierre et opposante municipale, prend la tête de la contestation et appelle à une concertation publique pour rediscuter de l’emplacement choisi par la mairie.
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Dans un communiqué, Ruth Dijoux dénonce l'absence de concertation préalable dans ce dossier qu'elle considère comme "une nouvelle illustration" d'un déficit de démocratie participative à Saint-Pierre. Selon elle, le choix d'installer ce musée sur le terrain jouxtant l’école Raymond Mondon et l’espace sportif soulève de nombreuses inquiétudes. "En moins de trois semaines, nous avons recueilli plus de 2 000 signatures sur une pétition demandant une concertation avec les habitants. Ce chiffre montre clairement l’attachement des Grand-Boisiens à cet espace", explique-t-elle.
L'opposante ne remet pas en cause l'intérêt du projet en lui-même. "Nous comprenons l'importance de sensibiliser à la protection de l'environnement marin. Mais cela ne doit pas se faire au détriment des lieux de vie et de rassemblement de notre communauté", précise Ruth Dijoux. Pour elle, l’espace choisi, utilisé par les familles pour les pique-niques et les activités sportives, incarne des valeurs de vivre-ensemble et d’épanouissement intergénérationnel.
Une demande de concertation citoyenne
Dans son communiqué, Ruth Dijoux appelle à une discussion ouverte et constructive avec les Grand-Boisiens. "Nous souhaitons étudier ensemble d’autres options pour ce projet, en respectant l’histoire et les besoins de notre communauté", insiste-t-elle. Elle invite également la municipalité à envisager la réhabilitation des infrastructures existantes sur le site actuel, qu’il s’agisse des terrains de sport ou de l’aire de pique-nique. Ces propositions, selon elle, pourraient enrichir le quartier tout en préservant son authenticité.
Ruth Dijoux réfute par ailleurs toute accusation de "récupération politique, comme certains de vos élus à court de proposition le suggèrent. Notre engagement découle d'un constat simple et préoccupant : l'absence de réelle démocratie participative au sein de notre ville", affirme-t-elle.
Alors que le maire de Saint-Pierre, Michel Fontaine, prévoit une réunion publique fin janvier pour échanger avec les habitants, Ruth Dijoux et le collectif espèrent obtenir des garanties sur la possibilité de repenser le projet.
Pour l’instant, la mairie maintient son soutien au Projet Balèn, en soulignant ses retombées éducatives, culturelles et économiques. Mais les habitants de Grands-Bois, avec Ruth Dijoux en tête, ne comptent pas baisser les bras.


