Revenir à la rubrique : Politique

Gélita Hoarau au salon de l’agriculture : intégrer la protection de l’environnement dans la formation des agriculteurs

Hier, au Salon International de l’Agriculture de Paris, Patrick Karam et Gélita Hoarau ont marqué de leur présence le stand de la Réunion consacré aux saveurs et à la gastronomie réunionnaise. Le délégué interministériel a réaffirmé le soutien de l’Etat aux agriculteurs de l’outre-mer tandis que la sénatrice a mis en garde contre les échéances qui menacent le métier, et rappelé l’importance d’une agriculture respectueuse de l’environnement.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 2 mars 2010 à 07H44

A l’invitation de Jean-Yves Minatchy, président de la Chambre d’agriculture, Patrick Karam et Gélita Hoarau étaient présents hier sur le stand de la Réunion consacré aux saveurs et à la gastronomie réunionnaise. Après l’apaisement des rythmes du séga joué pour les accueillir, ils ont chacun leur tour prononcé un discours.

 

La sénatrice, qui venait pour la première fois au Salon, s’est d’abord réjouie que les étudiants du lycée agricole de Saint-Paul fassent annuellement partie du voyage. "ll faut découvrir ce qu’il se passe ailleurs. Bravo pour cette démarche d’amener des jeunes" a-t-elle dit en s’adressant à Jean-Yves Minatchy.


Puis elle a rappelé "les grands dangers qui pèsent sur la profession d’agriculteurs" : la renégociation de l’octroi de mer en 2014 et celle du règlement sucrier en 2013, ainsi que la menace des Accords de Partenariats Economiques (APE). "Aujourd’hui c’est juste le temps de l’anticipation" a-t-elle ensuite lancé à la petite foule qui s’était amoncelée devant le stand. "Agriculteur à la Réunion est un métier prometteur. Il y a de grands défis à relever, je pense notamment à celui de l’autosuffisance alimentaire".


"Il faut aussi maintenant parler de la protection de l’environnement, notamment au cours de la formation des agriculteurs. Il faut éduquer, former pour une autre utilisation des pesticides. Et pourquoi pas, aller vers du bio" a-t-elle conclu avant de laisser la parole au délégué interministériel.

 

"Il y a certes de grands dangers mais surtout une volonté du gouvernement de ne faire aucune concession", a exprimé pour sa part Patrick Karam, faisant notamment référence aux Etats Généraux qui ont traité du thème de l’autosuffisance alimentaire. Il a ajouté : "Il faut être confiant. L’Etat ne laissera jamais tomber ses agriculteurs de l’Outre-Mer".


S’en est suivie une dégustation de pâté créole, samoussas et autres spécialités de chez nous. Le tout sur fonds sonore très musical offert par les ségatiers.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :