Francofolies : Zaho de Sagazan envoûte le TÉAT Plein Air

Une voix hors du commun, des textes sincères et puissants, de l'autodérision comme il en faut, un naturel qui fait du bien et surtout beaucoup de talent. Zaho de Sagazan a illuminé le TÉAT Plein Air de Saint-Gilles hier soir, deuxième soir des Francofolies.
Avec son style bien à elle, du piano-voix habillé de musique électronique et enrobé d'une subtile mélancolie, l'autrice-compositrice-interprète de 23 ans allie à merveille fraîcheur et profondeur. Parmi ses influences, Jacques Brel, Stromae ou encore Barbara.
Sur scène, dotée d'une maturité incroyable pour son âge, elle se livre avec générosité. Avant d'entamer « La Symphonie des éclairs », la chanson qui donnera le titre à son premier album, Zaho de Sagazan raconte au public la difficulté de vivre avec son hypersensibilité et la rencontre avec un objet qui changera tout : le piano. Un instrument qui lui servira d'exutoire et permettra de mettre cette sensibilité au service de la création.
« J'adore me raconter des histoires »
Au moment de chanter « Mon inconnu », celle qui adore « les possibilités infinies offertes par l'inconnu » se livre sans complexe et avec humour : « J'adore me raconter des histoires ». Et confie en se moquant d'elle-même : « Je suis restée bloquée pendant un an et demi sur un mec du théâtre d'impro ».
Généreuse et spontanée, l'artiste originaire de Saint-Nazaire n'hésite pas à descendre arpenter les gradins pour venir chanter et danser au milieu des spectateurs. Une véritable bête de scène.
Lors de sa chanson « Ne te regarde pas », elle invite le public, déjà debout, à se lâcher et mettre de côté son ego. « C'est le concours de la danse la plus bizarre », lance celle qui confie avoir longtemps souffert d'un manque de confiance en elle. Après cette bouffée d'énergie, acclamée par le public, elle reviendra pour une dernière chanson, de nouveau assise au piano. On arrive déjà conquis, on repart amoureux.

Photo : Cédric Demaison

Photo : Cédric Demaison

Photo : Cédric Demaison

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