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Etats généraux de la mobilité : “On attend le ferroviaire”

Dans le cadre des états généraux de la mobilité, organisés par la Région, les Réunionnais sont invités à faire remonter leurs observations sur l’amélioration des déplacements. Des réunions entre usagers et élus sont aussi organisées en parallèle afin d’échanger sur de futurs aménagements. L’occasion parfois de crier sa frustration face à l’état de la circulation à La Réunion.
Ecrit par Maxime Bonnet – le mercredi 28 juin 2023 à 07H04

À cause des chiens errants, j’ai dû changer mon itinéraire. Résultat, je suis obligé de rouler sur la départementale, alors que c’est plus dangereux”, s’agace ce cycliste, face aux élus du TCO et de la Région. Un certain mécontentement règne dans la salle devant les difficultés croissantes pour se déplacer dans l’île. En plus de la consultation en ligne, ce sont quatre réunions publiques qui ont été organisées pour échanger avec les citoyens. La dernière a eu lieu ce lundi, dans les locaux du centre culturel Cimendef, à Saint-Paul. Pistes cyclables, lignes de bus, place de la voiture dans nos villes, ces réunions entre usagers doivent enrichir les débats pour permettre de mieux réfléchir aux futurs aménagements. 

Je mets 1h à faire un trajet qui ne demandait que 30 minutes il y a 10 ans

Un constat s’impose, le tout-voiture a assez duré à La Réunion, et des efforts doivent être fait pour sortir de ce modèle. Les alternatives ne sont pas encore assez bien organisées pour offrir une solution pérenne. 

Il nous faut plus de TCSP (transport collectif en site propre) pour permettre aux gens qui prennent le bus d’être à l’heure. Aujourd’hui, certains automobilistes ne respectent pas très bien les lignes de bus”, souligne Yvan Souprayen, dirigeant d’une société de transport. “Même sur mon activité de taxi, je note une dégradation. Je mets 1h à faire un trajet qui ne demandait que 30 minutes il y a 10 ans”, s’agace le transporteur. 

Des difficultés dans les transports, cela veut dire aussi un accès à l’emploi et à la formation plus restreint pour la partie la plus précaire de la population. “Ne pas avoir de permis, c’est devoir prendre le bus. Or, si on doit passer de Citalis à Car Jaune, les horaires ne sont souvent pas adaptés. On attend surtout le ferroviaire pour améliorer la chose”, note de son côté Stéphane Rivière, de l’association d’insertion AJOO. 

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