Érosion, réchauffement climatique et démographie : comment préparer La Réunion de demain ?

Le contrat de partenariat a été signé entre le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) de La Réunion et la Région. Cet accord vise à intensifier la recherche et l’innovation sur notre île. Concrètement, la collectivité territoriale finance 130 millions d’euros, dont 100 millions proviennent du Fonds européen de développement régional (FEDER). Ce financement va permettre de renforcer les travaux du BRGM et de viser des objectifs précis. « Nous croyons en la recherche, en la géothermie. En la matière, il y a vraiment des progrès considérables. Nous menons aujourd’hui des recherches sur l’alimentation en eau pour le futur million d’habitants à La Réunion », explique Huguette Bello, présidente de Région. Cet accord permettra ainsi de pousser les recherches pour répondre aux spécificités géologiques de La Réunion.
La Réunion face à ses défis
Comprendre le monde qui nous entoure, c’est avant tout mener des recherches. En charge de l’étude de la géologie, des risques naturels et anthropiques, et de la gestion des ressources en eaux souterraines, le BRGM a un rôle clé pour préparer La Réunion aux futurs enjeux environnementaux et démographiques. Cet investissement permettra à la structure d’apporter des expertises plus poussées. L’accord-cadre signé ce mercredi à l’Hôtel de Région se décline en trois axes majeurs : l’adaptation des îles aux changements globaux (résilience face aux risques climatiques, géologiques et anthropiques), les transformations écologiques des systèmes insulaires (adaptation de l’agriculture et de la construction) et la souveraineté alimentaire, sanitaire et énergétique des populations. Le Schéma d’Aménagement Régional doit intégrer ces enjeux multiples.
« La particularité du sous-sol est qu’il est inaccessible autrement que par le truchement de la science, et cela nous rend extrêmement humbles. Le changement climatique nous rend également humbles. Nous ne pouvons pas prédire, mais nous pouvons prévoir. Nous pouvons travailler sur des scénarios. Cette île est un laboratoire sur les changements climatiques. [...] Nous devons travailler et proposer des solutions fondées sur la nature aux pouvoirs publics », détaille Catherine Lagneau, présidente-directrice générale du BRGM, lors de son premier déplacement à La Réunion.
Ces études ne profiteront pas qu’à notre île, puisque les travaux pourront aider à la résolution de problèmes similaires dans l’ensemble de l’Océan Indien.


