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Ericka Bareigts démolit Vauban pour mieux le reconstruire

Érigées dans les années 1970 et non conformes aux normes d'habitat admises aujourd'hui, deux barres d'immeubles de Vauban vont disparaître du paysage familier des Dionysiens. La municipalité ambitionne de reconstruire au même endroit un quartier plus agréable, avec des logements, une résidence pour personnes âgées et une école élémentaire.

Ecrit par T.L. – le mardi 09 juillet 2024 à 06H32

Pas de dynamite ni d’effondrement spectaculaire : la destruction de deux immeubles du quartier Vauban s’effectuera méthodiquement, à la pelle, et se prolongera sur une période d’environ deux mois. Ce lundi 8 juillet, la maire de Saint-Denis Ericka Bareigts a lancé les travaux du programme Prunel (Projet de renouvellement urbain Nord Est littoral) en promettant de nouveaux immeubles, une résidence seniors, une école élémentaire et de nouvelles activités commerciales à l’horizon 2026.

Un objectif qui semble bien ambitieux au regard des difficultés persistantes des bailleurs sociaux à sortir leurs programmes de terre, et ce même avec l’appui financier (6,682 millions d’euros) de l’Anru. L’État, la Cinor, Action Logement, la Caisse des Dépôts et l’Ademe sont aussi associés au projet mené par la SIDR.

« Un quartier n’est pas qu’un lieu de vie, c’est aussi un lieu de mémoire. Nous rénovons en respectant l’esprit et la mémoire du quartier de Vauban », a assuré Ericka Bareigts, après avoir cité l’écrivain et prix Nobel de littérature Patrick Modiano dans le texte. À terme, la troisième barre d’immeuble sera, elle aussi, détruite, et le Carrefour Market situé en face de la Sécurité sociale sera relogé dans les nouveaux bâtiments.

« À Vauban, l’histoire des dionysiens et de la SIDR est liée », avait auparavant souligné Jeannick Atchapa, le président de la SIDR. « Dans les années 1960, Vauban ce n’est que bidonvilles. En 1971 sort de terre le premier programme de logements très économiques de la SIDR », avait poursuivi le maire de Bras-Panon, en soulignant que les frais de déménagement et de relogement des habitants avaient été entièrement pris en charge.

 

 

La société Envirotech, qui détient la maîtrise d’œuvre pour la démolition, a détaillé la longue mise en route du processus : d’abord le curage des bâtiments, avec le retrait des installations électriques, des climatisations, des baignoires qui ont été récupérées par une association. Tout comme les chauffe-eau, envoyés à Madagascar par une autre association.

L’entreprise a insisté sur le fait que tous les déchets seront évacués vers leur filière de traitement respective. La surprise est venue de l’installation d’une colonie de chauves-souris, des molosses, une espèce protégée qu’il a fallu évacuer vers des nids de substitution.

Pour Ericka Bareigts, il s’agit désormais de « s’adapter au changement climatique en repensant les résidences, favoriser le vivre-ensemble et la mixité sociale. » « Je serai particulièrement attentive à la qualité et à l’entretien des bâtiments. Aujourd’hui, nous ne détruisons pas, nous construisons. Les habitants du Vauban de demain vivront dans un quartier plus agréable », a promis la maire de Saint-Denis.

 

Le projet Prunel prévoit la construction de nouveaux logemnts, d’une école et d’une résidence seniors.

La démolition du quartier de Vauban a été lancée ce lundi 8 juillet.

Une projection 3D du futur quartier de Vauban.

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