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Enfin de la solidarité à l’université

Dans un courrier publié dans les colonnes de votre journal, une quarantaine de collègues de l’université apportent « spontanément » leur soutien au Président Rochdi, estimant injustes les critiques formulées à son égard depuis plusieurs semaines. Je dis bravo et je me réjouis de constater qu’il existe encore un zeste de conscience collective au sein de cet […]

Ecrit par michel.latchoumanin@univ-reunion.fr – le jeudi 17 décembre 2009 à 14H46

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Dans un courrier publié dans les colonnes de votre journal, une quarantaine de collègues de l’université apportent « spontanément » leur soutien au Président Rochdi, estimant injustes les critiques formulées à son égard depuis plusieurs semaines. Je dis bravo et je me réjouis de constater qu’il existe encore un zeste de conscience collective au sein de cet établissement où je m’étais plutôt habitué à voir chacun se réjouir des petits malheurs de l’autre.

Cet élan de solidarité révèle au moins une chose. Les signataires ont pris le temps de faire l’exégèse des propos adressés au Président avant de conclure à leur caractère désobligeant, injuste, voire insultant, pour un homme qui assure ses fonctions comme jamais quelqu’un ne les a assurées à la Présidence de notre établissement. C’est tout à son honneur et nous en tirons par ailleurs une explication au constat que le combat inégal mené contre le ministère n’ait pas été à son avantage compte tenu de l’isolement dans lequel l’avait tenu jusqu’à présent la communauté universitaire.

Imaginons un seul instant que l’élan de solidarité manifesté aujourd’hui à l’égard d’un homme, d’un seul, injustement mis en cause, se soit exprimé vis-à-vis de l’ensemble des collègues des disciplines menacées dès la diffusion des premiers rapports de l’AERES. Ce qui aurait préalablement exigé de chacun d’accorder un temps de lecture aux rapports défavorables au moins équivalent à celui qu’il aurait consacré à la lecture des textes injurieux adressés au Président. Imaginons que ce fut le cas et que chacun, constatant la partialité, les approximations, les atteintes à la personne et la non-prise en compte des données objectives concernant les laboratoires et filières incriminées, ait spontanément apporté son soutien à une démarche collective en vue de dénoncer l’injustice dont étaient les victimes des collègues qui n’ont jamais démérité dans leur engagement quotidien au service des étudiants et de l’institution. Il est fortement probable qu’un tel élan de solidarité aurait permis au Président de faire bien mieux que de sauver une seule licence (créole) face à ses interlocuteurs.

Je me mets à rêver que cette prise de conscience collective, quoique tardive, s’exprime enfin et que notre Président soit lui aussi enfin assuré de pouvoir compter sur le soutien unanime de la collectivité et de celui déjà acquis du collectif des Sciences de l’Education ; il est certain qu’il saura alors mieux se faire entendre du ministère et sauver une filière, un laboratoire et 400 étudiants qui ne demandent rien d’autre que de pouvoir poursuivre leur formation dans les diplômes de leur choix que nulle autre université dans un rayon de 10.000 kilomètres ne pourra leur offrir.

Pr Michel Latchoumanin

 

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