Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

En réponse au courrier des lecteurs de Monsieur D. Potola

Ecrit par Paul Dennemont – le lundi 16 février 2026 à 16H00

Dans un courrier de lecteurs du 14 février, intitulé : Bello/Gironcel : « Bon dié i dor pa », M. Donald Potola, que je ne connais pas personnellement, se livre à un réquisitoire en règle contre Paul Vergès, le PCR, ses dirigeants et ses militants. Je crois savoir cependant que ce monsieur travaille à la Région et écrit souvent des courriers de lecteurs à la gloire de Huguette Bello. Personne ne peut croire un seul instant que la présidente de Région n’est pas informée de ses écrits.

Membre du comité central du PCR depuis plus de quatre décennies, je crois connaître beaucoup mieux que ce monsieur ce qui se passe au sein de mon parti. Je reprends quelques extraits de ce courrier pour y répondre, pour bien distinguer qui dit quoi.

“La décision de Maurice Gironcel de soutenir Frédéric Maillot ravive une guerre interne que beaucoup croyaient close. Cette bataille pour la succession du Parti communiste réunionnais a commencé bien avant la mort du « grand chef » Paul Vergès.”

On sent votre haine, M. Potola, pour qualifier de « grand chef » celui qui a créé ce parti historique, le PCR, ou encore qui a proposé Huguette Bello comme candidate à la députation dans la 2ᵉ circonscription en 1997.

“Dès que celui-ci a vieilli, la meute a commencé à penser à l’après.”

Donnez des noms, M. Potola.

“Aujourd’hui, Sainte-Suzanne est un champ de bataille politique. La ville peut devenir la tombe du PCR.”

Avec Frédéric Maillot ?

“Le PCR n’était plus un parti, il était devenu la machine personnelle de Paul Vergès. Neuf hommes verrouillaient la direction.”

Des noms, s’il vous plaît : Élie Hoarau ? Claude Hoarau ? Qui, actuellement, soutiennent Frédéric Maillot, qualifié de manière paternaliste de « mon garçon » par Huguette Bello ?

“Près de 250 cellules et une vingtaine de sections obéissaient sans discussion, toute contestation était assimilée à une trahison.”

Encore une qualification méprisante pour les militants du PCR ! Vous n’étiez pas au parti, qui vous a donc soufflé cela ?

“Les victoires régionales de 1998 et surtout de 2004 précipitent la faute stratégique : Paul Vergès écarte Huguette Bello, héritière naturelle, pour imposer un médecin non communiste. Humiliation pour cette militante passée par toutes les crises et marquée par les violences du 4x4 de Tampon. Charismatique, populaire, elle doit disparaître du jeu.”

Pourquoi « héritière naturelle » ? Merci pour Élie Hoarau ou encore Claude Hoarau ! Le voilà, l’aveu : un frein à l’ambition de Huguette Bello ? N’est-ce pas le PCR qui lui a permis, sur un plateau, d’être députée en 1997 dans la 2ᵉ circonscription, en sacrifiant Claude Hoarau, député sortant, parachuté dans l’Est face à J.-P. Virapoulle, au risque d’être battu ? Par ailleurs, la soutenir sans hésitation aux législatives de 2007, malgré le fait qu’elle n’a pas organisé la campagne des régionales de 2004 sur Saint-Paul, c’est cela, la faire disparaître du jeu ?

“Paul Vergès installé « au quatrième étage » ne voit plus que sa famille, le comité et son cabinet technocratique.”

Pour rappel, aux régionales de 2010, je crois savoir que Pierre Vergès était 21ᵉ sur la liste, alors qu’il figurait en 15ᵉ position en 2004. Drôle de favoritisme ! Par ailleurs, Idriss Omarjee, aujourd’hui directeur du cabinet de la présidente de Région, était le directeur du « cabinet technocratique » de Paul Vergès. Comprenne qui pourra !

“En 2010, le maintien de la candidature de Michel Vergoz du PS offre la Région à Didier Robert. Le grand chef est battu. La direction du PCR cherche des boucs émissaires. On accuse Huguette Bello, pourtant absente de la campagne.”

Vous avouez vous-même que Huguette Bello était absente de la campagne. Et pour cause : son objectif était d’affaiblir Paul Vergès pour faciliter la position de Vergoz de refuser l’union au second tour, afin de favoriser l’élection de Didier Robert. Et pour preuve, au premier tour de ces régionales à Saint-Paul, commune dirigée par la députée-maire communiste, Paul Vergès n’a recueilli que 39 % des suffrages, alors que Didier Robert en récoltait 47 % !

“Pour sauver sa commune, Gironcel pactise avec les socialistes, ennemis historiques. Mais la justice le contraint à quitter la scène. Il faut alors choisir : livrer la ville aux socialistes ou la confier à la vraie gauche portée par Huguette Bello.”

Donc, Eddy Balbine, René Sotaca, Alek Partal et les autres seraient des socialistes ? Je suis consterné, M. Potola, par votre mépris envers le PCR et ses militants, et même ceux qui soutiennent votre candidate. Et ne parlons pas de votre irrespect pour les socialistes…

Ce ne sont là que quelques observations ; il y en aurait beaucoup, beaucoup d’autres, vu que chaque ligne de votre longue diatribe mériterait une réponse. Sur ce, je vous souhaite de poursuivre votre sale campagne de communication électorale.

Paul Dennemont

Etiquettes : PCR

Dans la même rubrique

0💬
Tri :