Emmanuel Macron fustige le RN et ne démissionnera pas

Le président de la République s'exprime au lendemain de la motion de censure qui a fait chuter le gouvernement Barnier. Il a exposé sa stratégie politique pour les prochains mois et va choisir un Premier ministre dans les prochains jours.
Emmanuel Macron livre son analyse après l'adoption de la motion de censure déposée par le Nouveau Front populaire votée par 331 députés, dont les sept parlementaires réunionnais. C'est la première fois en 62 ans qu'un gouvernement est renversé par l'Assemblée nationale.
Emmanuel Macron a justifié son choix de dissoudre l'Assemblée nationale. Il a expliqué que les Français ont pris leurs responsabilités et sont allés voter, mais n'ont choisi aucune majorité capable de gouverner. Un résultat qui oblige la mise en place d'une "nouvelle organisation politique".
Emmanuel Macron fustige le RN
Le président de la République déplore l'union entre "l'extrême gauche et l'extrême droite" dans un "front anti-républicain". Emmanuel Macron commente : "Les députés du RN ont voté une motion de censure qui disait le contraire de leur programme, qui insultait leurs électeurs, uniquement pour le désordre."
Il accuse les députés RN de "cynisme" et de ne penser qu'aux prochaines élections.
Emmanuel Macron ne démissionnera pas
"Certains essaient de me rendre responsable, mais je n'assumerai jamais l'irresponsabilité des autres", a déclaré le chef de l'État qui répond là aux représentants des différents partis qui ont voté la censure et lui ont attribué la paternité de la situation d'impasse politique dans laquelle se trouve aujourd'hui la France.
"Le mandat pour lequel vous m'avez démocratiquement élu dure cinq ans. Et je l'exercerai pleinement", déclare Emmanuel Macron qui balaie là d'un revers de main les demandes de plusieurs parlementaires qui appellent à sa démission.
Un nouveau gouvernement autour d'un "arc républicain"
Emmanuel Macron explique qu'il nommera un Premier ministre et composera dans les prochains jours un nouveau gouvernement qui accueillera toutes les forces politiques républicaines qui "s'engagent à ne pas le censurer."
Le président de la République semble ici ouvrir la porte aux partis d'opposition qui pourraient accepter de travailler au sein d'un "arc républicain" et d'assurer une majorité de coalition.
Une loi spéciale sera présentée par le futur "gouvernement d'intérêt général" avant la fin d'année pour assurer le fonctionnement des services publics avant la préparation d'une loi budgétaire début 2025.


