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Emeline K/Bidi demande à l’Etat de pérenniser son soutien aux collectivités

Ecrit par N.P. – le mercredi 5 mars 2025 à 10H53
Emeline K/Bidi doute du fait que le gouvernement change son fusil d'épaule malgré les nouvelles circonstances

La députée de La Réunion Emeline K/Bidi a partagé ses doutes de voir le gouvernement revenir sur ses intentions de coupe budgétaire malgré les circonstances exceptionnelles que traverse l’île de La Réunion post-Garance. Sans répondre à la question lancée par la députée réunionnaise sur les contrats PEC, le ministre des Outre-mer Manuel Valls a assuré que « la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle est enclenchée et qu’elle devrait aboutir, en urgence, dès cette semaine ». Découvrez l’intervention d’Emeline K/Bidi :

Jeudi dernier La Réunion a subi le passage du cyclone tropical intense Garance. Je veux d’abord adresser mes condoléances et mes pensées aux proches des cinq personnes qui ont perdu la vie à cause de cette tempête. Les dégâts matériels sont également considérables, particulièrement dans le Nord et l’Est de l’île : des toits arrachés, des habitations inondées, les voies et réseaux détruits, emportés par les vents violents et les pluies torrentielles. 

L’Ouest et le Sud de l’île, relativement épargnés lors du passage de Garance, sont néanmoins très affectés par les conséquences post-cycloniques : de nombreuses familles et des entreprises restent à cette heure privées d’eau et d’électricité, sans information sur les délais de réparation des réseaux. De plus en plus nombreux, ces phénomènes violents n’ont pas épargné La Réunion ces dernières années : Fakir, Batsirai, Belal, Garance. À chaque fois, les mêmes destructions, le même désarroi frappent les familles, les entrepreneurs, les agriculteurs. 

À peine se remettent-ils d’un événement qu’il faut déjà affronter le suivant : certaines habitations n’avaient pas encore été réparées depuis Belal lorsque Garance a frappé La Réunion. À chaque fois la mobilisation est totale pour reconstruire, déblayer, réparer. Je tiens donc à saluer le travail difficile de toutes les forces de secours, des pompiers, des gendarmes, ainsi que celui des agents d’EDF, qu’elles viennent de La Réunion ou aient été envoyées en renfort. Néanmoins nous pourrions et nous devons être moins dépendants de l’Hexagone pour affronter ces cyclones violents qui s’abattent sur nous chaque année. 

Les phénomènes n’ayant plus rien d’exceptionnel, nos moyens doivent être pérennisés. Pour reconstruire les voiries et les réseaux, réparer les écoles, entretenir les ravines, rebâtir des logements sociaux, nos collectivités ont besoin du soutien de l’État. À l’heure des coupes budgétaires, permettez-moi d’être inquiète. Pour ne prendre qu’un exemple, avant le passage du cyclone Garance, l’État envisageait de baisser sa participation au financement des parcours emploi compétence, quelque 5 000 emplois s’en trouvant menacés. 

Or, aujourd’hui, les titulaires de ces mêmes contrats PEC nettoient, déblaient et réparent. Monsieur le ministre des outre-mer, que comptez-vous annoncer lors de votre passage à La Réunion ? 

Etiquettes : Emeline K/Bidi

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