Elèves en situation de handicap : le recteur annonce la création d'un groupe de travail

Le recteur a annoncé vendredi dernier, à l'occasion d'une réunion d'échanges avec des associations de parents d'élèves en situation de handicap, la création d'un groupe de travail associant les représentants des associations présentes, l'ARS et la MDPH.
Le communiqué du rectorat :
Vendredi 27 septembre, le rectorat a accueilli une réunion d'échanges avec plusieurs associations de parents d'élèves en situation de handicap — Collectif Dys Fantastik, Collectif 974 Allons défendre nout zenfan différent, Collectif Les enfants invisibles 974, Association Blue Family, Association Enfants autistes 974 — en présence d'élus (la maire de Saint-Denis, Éricka Bareigts, la sénatrice Audrey Belim, les députés Frédéric Maillot et Philippe Maillet).
En ouverture, le recteur Rostane Mehdi a rappelé que ce temps était avant tout un moment d'écoute des parents, soulignant la volonté constante du rectorat d'améliorer l'accompagnement des élèves en situation de handicap.
Aujourd'hui, l'académie couvre 93,5 % des besoins d'accompagnement humain signalés. Les 28 pôles d'appui à la scolarité (PAS) sont en cours de déploiement et un plan de formation des personnels a été engagé pour mieux prévenir et gérer les besoins des élèves dans le quotidien de la classe. Le recteur a néanmoins reconnu la difficulté persistante qui est la tension entre une enveloppe de moyens humains AESH contrainte et la nécessité de répondre à des besoins individuels parfois très spécifiques.
Les associations ont fait part des obstacles rencontrés : communication insuffisante avec les PIAL et le rectorat, enseignants référents débordés, formation insuffisante des AESH.
Pour répondre à ces préoccupations, le recteur a annoncé la création d'un groupe de travail associant les représentants des associations présentes, l'ARS et la MDPH. Ce groupe aura pour missions de :
• trouver des solutions adaptées aux différentes formes de handicap,
• mobiliser tous les leviers possibles pour améliorer l'accompagnement dans le cadre des moyens existants,
• agir collectivement pour le développement de structures médico-sociales sur le territoire, afin que les 900 élèves en attente de place ne soient plus contraints d'être scolarisés en classe ordinaire par défaut.
Cette initiative vise à instaurer une dynamique de coopération durable entre les familles, les institutions et l'Éducation nationale, dans l'intérêt premier des élèves.


