Egos et Jego
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Malédiction ! je n'arrive plus à passer mes commentaires sur les articles de Zinfos. N'étant pas spécialement parano, je n'accuse personne, et vais vérifier mon installation.
Non, c'est vrai qu"'il faut faire gaffe : tenez, à côté de chez moi y a un commissariat tout neuf, et ils ont quand même failli intoxiquer tout le quartier avec un modem ou un truc de ce genre. A peine la police arrivée, et l'insécurité augmente ! Bon, de toute façon je n'avais pas grand chose d'intéressant à commenter, ou pour être plus précis, je voulais apporter des commentaires sur des sujets qui intéressent le bon peuple, alors qu'ils sont pourtant dépourvus de tout intérêt.
Allons y quand même : "Gérald de Palmas (Palmas, ça sonne déjà tropical, et c'est quand même moi marqué que Gérard de Bananas) Gérald de Palmas, qui est sur la route toute la sainte journée, mais pas celle des Tamarins, n'a donc pas pu voir le panneau qui signale déjà la future maison des civilisations. Sinon, il aurait tourné sept fois la langue (qui n'est plus créole) dans sa bouche, avant de minimiser l'esclavage de la Réunion par rapport à celui des Antilles.
Mais c'est comme pour les juifs et les tziganes, le téléthon et le sidaction, on ne va pas compter le nombre exact de victimes pour avoir plus de compassion et plus de pognon. Ce n'est quand même pas un révisionniste, de Palmas, c'est un mec cool, sympa, avec des chansons toujours un peu pareil que perso je me fais un peu chier à les écouter, mais bon, c'est pas le problème. Le problème c'est qu'on ne peut plus dire un mot de travers sans que ce soit l'halali sur internet, dans les journaux, les radios, et tous les merdias...pardon, les médias.
Bref, j'ai bien écouté l'émission de Ruquier, (c'est d'ailleurs une des seules que je regarde à la télé, même si elle passe à des heures impossibles !), et je n'ai pas entendu non plus Jégo dire qu'il n'y avait jamais eu d'esclavage à la Réunion.
Dans le même esprit, l'autre jour la basse cour locale (les volailles qui font l'opinion dirait Souchon) se livrait à un combat de coqs pays (ou de France) entre journaux interposés, pour savoir quel rédac'chef pisse le plus haut. Alors pourquoi tout ce battage ? c'est de l'audimat, coco ! C'est encore un enculage de mouches à merde, (parfois journalistiques, parfois intellectuelles), pour faire le buzz et vendre du papier, ou des idées. Pendant ce temps là, on oublie les vrais problèmes !
L'autre jour, j'interrogeais (sur une modeste petite radio inconnue mais où j'ai la chance d'être libre), une grande dame du journalisme qui n'a pas oublié ses origines, et qui est restée d'une modestie et d'une simplicité remarquables. J'ai eu la chance de m'en rendre compte quand elle est venue gentiment à Radio sud Plus, notre petite radio du Tampon, à peine débarquée de Gillot.
On espère la revoir bientôt, avec son mari, grand journaliste aussi, qui a a écrit avec elle le livre "Quand nous étions innocents", un superbe témoignage sur le (triste ?) monde actuel. On est loin des petites querelles d'égo de certains de nos rédacteurs locaux, spécialistes en conseils municipaux et faits divers racoleurs. Respect , Memona ! nos journaleux locaux, eux, ne risquent pas leur vie dans leur combat de chiens écrasés.
On a les Afghanistan qu'on peu, et le ridicule n'a jamais tué personne.


