Ebola : une menace "élevée" en Afrique centrale mais un risque "très faible" pour l’Hexagone et Mayotte

L’OMS estime ce mercredi 20 mai le risque épidémique du virus Ebola "élevé" en Afrique centrale, tout en jugeant la menace "faible" à l’échelle mondiale.
L’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo continue de mobiliser les autorités sanitaires internationales. Ce mercredi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le risque épidémique est "élevé" à l’échelle nationale et régionale en Afrique centrale, tout en le jugeant "faible" au niveau mondial. En parallèle, le gouvernement français affirme suivre la situation "avec une très grande attention", notamment à Mayotte, où des premières mesures de précaution ont déjà été mises en place.
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Selon les derniers chiffres communiqués par l’OMS et les autorités congolaises, plus de 130 décès et plus de 500 cas suspects ont été recensés dans le nord-est de la RDC, principalement dans la province de l’Ituri. L’organisation internationale redoute une propagation régionale du virus, d’autant que plusieurs cas ont également été détectés en Ouganda voisin.
L’OMS rappelle que cette flambée concerne le variant Bundibugyo du virus Ebola, contre lequel il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique. L’agence onusienne a également fait part de son inquiétude face à la rapidité de propagation observée dans plusieurs zones urbaines et au nombre important de décès.
Malgré ce contexte préoccupant, l’organisation considère que le risque mondial demeure limité à ce stade mais que la surveillance doit être renforcée dans les pays voisins et les territoires exposés aux flux migratoires ou aux déplacements internationaux.
Une coordination mise en place avec l’ARS de La Réunion
Face à cette situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé mardi à l'Assemblée que le gouvernement français restait « très attentif » à l’évolution de l’épidémie. Des « premières mesures de précaution » ont été déclenchées à Mayotte, territoire particulièrement concerné en raison des mouvements migratoires en provenance d’Afrique centrale et des Comores.
Dans un communiqué, le gouvernement indique avoir immédiatement mobilisé les services sanitaires et diplomatiques afin d’assurer un suivi étroit de la situation. Les modélisations réalisées par Santé publique France et l’Inserm estiment cependant que le risque d’importation du virus vers l’Hexagone et Mayotte reste « très faible » à ce stade.
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Plusieurs dispositifs ont néanmoins été activés dans le département ultramarin. Les autorités ont notamment prévu l’identification de circuits de prise en charge spécifiques pour les patients suspects, l’organisation sécurisée des prélèvements biologiques ainsi qu’un renforcement du suivi sanitaire des migrants. Une coordination a également été mise en place avec l’Agence régionale de santé de La Réunion pour anticiper une éventuelle évolution de la situation.
Le gouvernement rappelle enfin qu’aucune liaison aérienne directe n’existe actuellement entre les zones touchées par l’épidémie et la France métropolitaine.


