Détroit d'Ormuz : l'Iran veut instaurer des frais de service pour les navires

À l'issue de la période de gratuité prévue par l'accord conclu avec les États-Unis, l'Iran envisage de faire payer des frais de service aux navires transitant par le détroit d'Ormuz. Téhéran assure qu'il ne s'agira pas d'un péage et promet un traitement préférentiel à ses alliés.
Des frais pour financer la sécurité maritime
L'Iran prévoit d'instaurer des frais de service pour les navires empruntant le détroit d'Ormuz, une mesure qui entrerait en vigueur après les 60 jours de gratuité prévus par l'accord-cadre conclu avec les États-Unis à la suite du cessez-le-feu. Lors du Forum pour la paix mondiale, organisé samedi à Pékin, l'ambassadeur iranien Abdolreza Rahmani Fazli a précisé que ces frais ne constitueraient pas un "péage", mais serviraient à financer la sécurisation du trafic maritime, la supervision des passages et la prise en compte des impacts environnementaux liés à l'intense circulation dans cette zone stratégique.
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Un traitement privilégié pour les pays "amis"
Le diplomate iranien a également indiqué que les États ayant soutenu Téhéran durant le conflit pourraient bénéficier d'un traitement préférentiel. En temps normal, près de 20 % du pétrole et du gaz naturel mondiaux transitent par le détroit d'Ormuz. Son blocage temporaire après les frappes israélo-américaines du 28 février avait provoqué une forte hausse des prix de l'énergie.
Depuis la levée du blocus à la mi-juin, les négociations entre Téhéran et Washington se poursuivent afin de parvenir à un accord permanent sur l'avenir de cette voie maritime stratégique.


