Deux mois pour stopper l'OPA sur l'hôpital Gabriel Martin

Les syndicats CFDT, FO et Unsa mobilisent agents administratifs et techniques au sein de l’hôpital Gabriel Martin depuis ce matin.
La "mainmise" de la direction de l’établissement public de santé mentale (EPSMR) sur le CHGM qui se profile ne les convient pas. Pire, cette fusion directionnelle aurait été décidée sans le droit de regard des instances consultatives, d'où leur visite surprise la semaine dernière à l'ARS à Saint-Denis.
Dominique Legros, délégué CFDT, garde notamment en travers de la gorge l’existence d’un [document ]urlblank:http://www.zinfos974.com/Hopital-Gabriel-Martin-Une-mysterieuse-convention-disparue-retrouvee-par-Zinfos_a87327.html qui était parti pour valider ce qu’il qualifie, avec ses collègues, d’"OPA" sur le CHGM.
Avec près de 30 ans de Gabriel Martin, le syndicaliste rappelle à l’Agence Régionale de Santé que l’ensemble des projets de fusion ont été un échec par le passé. Le dernier en date est celui de 2010 lorsqu’une période test d’une direction commune des ressources humaines avait été décidée entre l'établissement de Grand Pourpier et l’hôpital du centre ville de Saint-Paul. "Ça a tenu trois mois !" se souvient-il. En face, l’ARS présenterait ce rapprochement EPSMR-CHGM comme une mesure d’efficience. "C’est le mot magique pour faire passer le projet", ironisent les syndicats.
Dans les faits, si ce rapprochement devait s'opérer, l’inquiétude de l’intersyndicale tient dans l’alignement vers le bas des acquis des agents de Gabriel Martin. "Nous avons nos propres instances paritaires, nos propres avancements, nos propres notations. On peut dire la même chose des agents de l’EPSMR", indiquent-ils.
Deux mois de lobbying
"Ça ne se résume surtout pas à une lutte de chapelles", ajoute Philippe Jaccomard, représentant Unsa. "Nous, on n’a rien contre les agents de l’EPSMR, mais on connaît les méthodes des directions. C’est le système qu’il faut dénoncer."
Après une entrevue vers 10h30 avec le directeur en partance Gérald Kerbidi, les représentants syndicaux sont ressortis avec une garantie : que le temps de l’écoute allait s’ouvrir. Les instances paritaires en interne seront consultées dans les deux mois qui viennent. Un tour de table qui englobe aussi tous les bailleurs de fonds que constituent les collectivités publiques. Ce tour de table s’achèvera le 2 septembre - juste avant le départ de Gérald Kerbidi le 15 - avec la consultation des instances de l’EPSMR. "C’est un calendrier serré, nous avons très peu de temps devant nous pour faire du lobbying", reconnaît Dominique Legros.
En l’absence en ce moment de la directrice de l’ARS Chantal de Singly, c’est le directeur de la délégation Réunion ARS OI, Bertrand Parent, qui recevra une délégation ce jeudi après-midi. Egalement en métropole, le maire de Saint-Paul, qui porte aussi la casquette de président du conseil de surveillance de l’établissement hospitalier, sera intégré aux rounds de discussions à son retour.


