Débat Annette/Robert : Emploi, fiscalité et pouvoir d'achat au menu

Au plus mal dans les sondages pour ce second tour, Nicolas Sarkozy est crédité de 47%. Didier Robert, président du Conseil régional UMP, a tenté de défendre le président sortant dans un débat proposé par Antenne Réunion, face à Gilbert Annette, maire de Saint-Denis et secrétaire fédéral du parti socialiste.
Objectif des deux représentants des partis UMP et PS encore en lice pour ce second tour, défendre les programmes de François Hollande et Nicolas Sarkozy, notamment en matière d'emploi, de fiscalité ou encore de pouvoir d'achat.
Morceaux choisis de ce face à face.
Sur le thème de l'emploi :
Gilbert Annette : "Le contrat génération avenir est un contrat qui va permettre à des jeunes de travailler en proposant des exonérations de charge pour les jeunes. Le même type de contrat sera appliqué pour les seniors. C'est une demande des entreprises car la France est en retard sur ces développements".
Didier Robert : "La réponse faite est imparfaite, la seule proposition de François Hollande est de doubler le nombre de contrats aidés, certes important et utile. La Région engage environ 2.500 emplois aidés par an. Mais ce n'est pas de cette manière que l'on apportera des réponses concrètes. Nicolas Sarkozy propose des exonérations de charges patronales sur l'embauche des jeunes de - 25 ans, une mesure fondamentale".
Gilbert Annette : "L'exonération de charges patronales n'est pas une solution, car s'il n'y a pas de croissance ou parce que les carnets de commandes sont vides, il n'y aura pas d'embauche".
Politique du président Nicolas Sarkozy :
Didier Robert : "Les emplois aidés sont du sparadrap, du palliatif (…). Comment redonner de la compétitivité aux entreprises réunionnaises ? Cela passe par l'exonération de charges. Depuis 2008, il y a une crise sans précédent, Nicolas Sarkozy a été au front et a préservé ses acquis, notamment l'assurance chômage et les retraites. Il a également préservé le système de santé. Nous voulons continuer dans ce sens après avoir mis en place les zones franches, après la signature des accords de Matignon, 2,2 milliards d'euros, pour relancer les grands chantiers".
Gilbert Annette : "Les Réunionnais ont voté à 18% pour Nicolas Sarkozy. Le bilan a été catastrophique. Il y a eu une explosion du chômage. Le parti socialiste veut redresser la situation. La politique libérale défendue par Didier Robert créée une diminution des embauches. Il faut relancer la croissance et l'embauche des jeunes".
Sur la fiscalité :
Didier Robert : "Je crois que Gilbert Annette oublie la situation de crise dans laquelle se trouve la France et l'Europe depuis 2008, sur la situation économique et sociale actuelle. François Hollande ne s'est jamais prononcé la dessus. Il faut des actions engagées (…). Ce que j'entends ce sont des impôts supplémentaires chez Hollande".
Gilbert Annette : "Pas du tout ! Nicolas Sarkozy a favorisé la protection des plus riches. A peine arrivé, il a fait un cadeau de 50 milliards aux plus riches. La première mesure de François Hollande est de reprendre ces cadeaux fiscaux. Une loi va être votée pour reprendre 29 milliards sur les 50".
Didier Robert : "Hollande a décidé de relancer la croissance en passant par l'augmentation des impôts".
Gilbert Annette : "Au contraire il propose notamment de diminuer l'impôt sur les entreprises, avoir un impôt plus juste. Il vaut une réforme du quotient familial. Une politique de justice fiscale pour rétablir ce que Sarkozy a détruit dans ce pays".
Sur le pouvoir d'achat :
Gilbert Annette : "François Hollande propose un coup de pouce du Smic, il souhaite un contrôle de la vie chère à la Réunion et un meilleur contrôle de la concurrence à la Réunion. Par contre il ne faut pas faire comme la Région en gelant les prix carburant avec l'argent des contribuables".
Didier Robert : "Nicolas Sarkozy, comme François Hollande, souhaite favoriser la concurrence à la Réunion. Sur la position de la Région, elle est une position de justice et d'équité sur les carburants. Il y a une cohérence d'action sur la question des carburants, notamment en prenant une décision forte sur le prix de la bouteille de gaz et le prix des carburants".
Gilbert Annette : "Les Réunionnais ont pris compte du bilan catastrophique de Nicolas Sarkozy. Ils ont pris conscience que Hollande sera le candidat du changement".
Didier Robert : "J'ai entendu les Réunionnais. Hollande ne propose rien pour les Réunionnais. Il reste encore deux années difficile à passer. La cohérence entre la Région et l'Etat a permis de relancer le tourisme et le BTP depuis 2010. Les Réunionnais doivent faire confiance à Sarkozy".


