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Cyclone Belal : Darmanin attendu demain sur une exploitation agricole à Saint-Benoît

La quasi totalité de la production de fruits et légumes a probablement été détruite par le cyclone Belal, tandis que certains éleveurs n'ont pu accéder à leur exploitation depuis dimanche après-midi. Gérarld Darmanin sera sensibilisé à la situation lors d'une séquence agricole à Saint-Benoît demain.
Ecrit par Thierry Lauret – le mardi 16 janvier 2024 à 11H32

La Réunion est encore en alerte rouge ce mardi matin et les agriculteurs rongent leurs freins en attendant d'être autorisés à reprendre le chemin de leur champ ou de leur exploitation abandonnés depuis bientôt 40 heures. Une éternité, lorsqu'on doit traire une vache deux fois par jour ou nourrir son élevage de volailles.

Frédéric Vienne, le président de la Chambre d'agriculture, est demeuré bien sûr en relation avec les représentants des différentes filières. « Les retours que j'ai, c'est que c'est le chaos partout. Les productions végétales notamment, tout est anéanti, sur l'ensemble de l'île. Il faut vraiment parler de dégâts très importants : il ne doit plus y avoir grand-chose comme fruits et légumes dans l'île, à part ceux qui étaient au frigo », avance Frédéric Vienne.

La présence demain sur notre territoire du ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, fournira une opportunité au président de la Chambre d'agriculture de lui présenter directement un état des lieux de la situation. Frédéric Vienne confirme en effet qu'une séquence agricole, probablement en format express en raison de la courte durée de la visite de Gérald Darmanin, sera organisée sur une exploitation de Saint-Benoît à la demande du ministère.

Cyclone Belal : L’AMDR demande la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour La Réunion

« Le ministre des OutreMer vient, on peut espérer qu'il signera au plus vite l'arrêté de catastrophe naturelle et de calamité agricole », veut croire Frédéric Vienne, en précisant que le lieu de la visite de terrain du ministre reste à déterminer.

Le président de la CGPER Jean-Michel Moutama, parle lui de « catastrophe » en indiquant que toutes les productions sous serre ont été perdues, en raison du choix effectué largement partagé chez les agriculteurs de débâcher avant le cyclone. Lui aussi prévoit une longue pénurie de fruits et légumes sur nos étals. Le syndicaliste ne le mentionne pas, tant c'est une évidence pour tous les Réunionnais, mais cette rareté va s'accompagner d'une flambée des prix.

« Demain on verra sur le marché de gros de Saint-Pierre ce qui a pu être être récolté, mais il y aura une période creuse dans les jours qui viennent et pendant certainement un mois et demi », estime Jean-Michel Moutama, qui craint que de nombreux agriculteurs, déjà en difficulté et pas à jour de leurs cotisations sociales, ne puissent de fait répondre aux critères pour les demandes d'indemnisation.

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