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Crise de la médecine ou de nos existences ?

Ecrit par Frédéric Paulus – le vendredi 16 janvier 2026 à 06H50

Courrier des lecteurs.

Crise de la médecine ou de nos existences ?

Monsieur Francois Maugis expose ses critiques de la médecine ou l’alimentation est sélectivement désignée.

Bravo cher ami pour vos critiques de la médecine par le prisme de l’alimentation et relevant l’absence d’intérêt des cursus de formation des médecins aux réalités diététiques…

Et les apports de la psychologie et sociologie de la santé ne sont-ils pas également occultés !?

Vos critiques se limiteraient-elles à l’alimentation ?

Et le désir d’enfant par exemple ?  

Le désir ou le désir ambivalent d’enfant lorsque celui-ci est conçu avec une vie extrêmement vulnérable in utero d’où il faudra 9 mois pour le bébé d’advenir dans une France en décroissance !
Cette période particulièrement vulnérable n’est-elle pas à prendre en compte ?

Et la suite…, alors que le bébé met au moins une année pour marcher, peut-il alors fuir ou lutter en cas d’agression ? Il s’inhibe, assurément ! Comme l’aura montré inlassablement le chirurgien initial et ensuite spécialiste de l’étude des stress que fut le Professeur Henri Laborit…

Les nuits du bébé, ou du jeune enfant et même nos nuits d’adultes ne risquent-elles pas d’être perturbées …?
Le cadre scolaire également, lorsque celui-ci est scandaleusement discriminant en récompensant de notes les  « bons » élèves, et stigmatisant les autres,  dont le grand explorateur de la psychologie « scolaire »  Stanislas Dehaene, reconnaît, en 2024 , qu’il faudrait abolir les notes…

Et les différences économiques qui affaiblissent les conditions d’accueil des bébés… au point d’établir un contexte de dénatalité… en valorisant la consommation de biens matériels qui suscite des frustrations chez ceux qui en seront privés.

Il n’y a pas seulement l’alimentation et les critères  de diététique ! Vos critiques touchent le corps medical qui manifeste, de surcroît , des insatisfactions dont il faudrait extraire un diagnostic de ces « insatisfactions » sans oser procéder à une remise en cause plus radicale des conditions de formation et ensuite d’exercice libérale (sans associer psychologues et sociologues) de la médecine.

Le malaise actuel de la médecine est plus profondément anthropologique que relevant du montant des honoraires médicaux.

Frederic Paulus
Docteur en sociologie et en psychologie

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