Crise au Moyen-Orient : pourquoi une ruée sur les bouteilles de gaz dans les stations-service de La Réunion ?

Les stations-service de l’île font face à une forte demande sur les bouteilles de gaz ces derniers jours. Selon Gérard Lebon, président du Syndicat réunionnais des exploitants de stations-service (SRESS), cette situation s’explique par un phénomène de surconsommation lié aux inquiétudes suscitées par le conflit au Moyen-Orient.
Pas de rupture de stock généralisée, mais une tension inhabituelle sur les bouteilles de gaz dans certaines stations-service de La Réunion. Le phénomène est directement lié à une hausse brutale de la demande, observe Gérard Lebon, président du Syndicat réunionnais des exploitants de stations-service.
Selon lui, les consommateurs se ruent actuellement sur les bouteilles de gaz, dans un contexte marqué par les inquiétudes liées au conflit au Moyen-Orient et à ses éventuelles conséquences sur les prix de l’énergie. Cette crainte alimente une forme d’anticipation chez certains ménages, qui préfèrent constituer des réserves.
"Il n’y a pas de raison qu’il y ait de pénurie"
Les chiffres illustrent cette hausse soudaine. « Une station vend en général une cinquantaine de bouteilles de gaz par jour. Là, en moins d’une journée, certaines en ont écoulé environ 150 », explique Gérard Lebon. Autrement dit, des volumes multipliés par trois en très peu de temps.
Cette ruée met sous pression la chaîne logistique. Les fournisseurs peinent à assurer les rotations nécessaires pour réapprovisionner rapidement les stations, ce qui peut provoquer ponctuellement des dépôts vides dans certains points de vente.
Pour autant, le président du syndicat se veut rassurant. « Il n’y a pas de raison qu’il y ait de pénurie », insiste-t-il, évoquant un phénomène avant tout lié à une demande exceptionnelle.
Autre élément qui alimente certainement l’inquiétude de certains consommateurs : la question du financement de la bouteille de gaz à 18 euros. La Région a récemment évoqué les incertitudes liées à la poursuite de cette subvention si les cours internationaux venaient à s’envoler sous l’effet des tensions géopolitiques.
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Pour les professionnels du secteur, la situation reste donc sous contrôle, même si cette ruée sur les bouteilles de gaz perturbe temporairement le rythme normal d’approvisionnement des stations-service de l’île.


