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Coopération avec Madagascar: Gilbert Annette répond à ses détracteurs

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 14 février 2014 à 14H34

Il y a des sujets comme ça qui touchent plus que d'autres. Celui de la coopération avec Madagascar est l'un des dossiers avec lequel le maire de Saint-Denis, Gilbert Annette, prend des pincettes. Né de parents réunionnais à Diego-Suarez, dans le Nord de Madagascar, Gilbert Annette n'a jamais caché son amour pour la Grande Ile. Logiquement, la coopération régionale est donc un thème qu'il a voulu porter au cours de sa mandature.

Dans le courant de l'année 2010, la municipalité vote un budget de 300.000 euros pour aider les Comores et Madagascar. Branle-bas de combat dans l'opposition, on reproche au maire ses choix orientés, notamment sur une subvention de 15.000 euros octroyée à l'Association Réunionnaise des amis de Diego présidée par sa sœur, Simone Nowak. Pour apaiser les tensions, le maire de Saint-Denis décide, dès 2010, de stopper toute forme de coopération régionale.

De l'eau a coulé sous les ponts depuis, mais à la veille des Municipales, tout est bon pour déséquilibrer ses adversaires. Lors du débat sur Réunion Première, la candidate AMPR, Nadia Ramassamy, lance: "Trouvez-vous normal qu'un maire élu par les habitants de Saint-Denis trouve le moyen, par des lois qui existent pour la France, d'envoyer de l'argent dans d'autres pays?". On peut également apercevoir des affiches fleurir ici et là dans le chef-lieu montrant un avion dessiné aux côtés du nom de "Diego". De quoi exaspérer Gilbert Annette et ses proches.

 

"Les travaux réalisés étaient conformes aux dossiers présentés"

Pour répondre aux attaques, l'équipe socialiste apporte un témoignage. Jean-Michel Bardière, retraité de l'Education Nationale et élu de l'opposition municipale à Saint-Denis : "Je souhaite apporter mon témoignage sur la politique régionale que l’équipe municipale en place a menée de 2009 à 2011. Sur ces trois années, les budgets prévisionnels prévoyaient effectivement 300.000 € maximum conditionnés à des conventions signées avec les collectivités partenaires. En 2012, sous le feu des critiques des Dionysiens, en tant que représentant de l’opposition menée par René-Paul Victoria, je me suis rendu dans la région Nord de Madagascar pour vérifier la réalisation des investissements des collectivités aidées par la Ville. Les travaux réalisés étaient conformes aux dossiers présentés aux différents conseils municipaux".

Il poursuit: "Malgré cela, en 2012, l’équipe municipale a préféré arrêter toute action de coopération, consciente que la population dionysienne n’adhérait pas à cette politique. Je tiens à confirmer que le budget de coopération est de 0 €. Tous les conseillers qui ont assisté régulièrement aux différents conseils municipaux, ne peuvent ignorer ces faits."

Suffisant pour stopper toute polémique sur ce sujet ?

 

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