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Continuité : beaucoup d’inexactitudes

Monsieur Dupuy, Avec votre autorisation, je vais tenter à partir d’un seul post publié ici de montrer que l’on peut accumuler des contrevérités souvent par ignorance. Il s’agit du post numéro 4 commentant le courrier des lecteurs "lettre ouverte à Mme Maya Cesari".
Ecrit par zinfos974 – le mardi 2 mars 2010 à 09H52

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Dans ce post on écrit=
"A l'origine la mesure d'aide à la continuité territoriale des domiens lancée par Chirac en 2002 avait des motifs électoralistes pour sa réélection".
Une majorité de candidats s’était prononcée pour la continuité territoriale à la suite de l’émoi causé par la disparition. Peut-on accuser l’un d’eux d’électoralisme lorsqu’il reprend une revendication partagée.
A cette époque, en 2002, Paul Vergès et le PCR n'avaient que foutre, tout comme aujourd'hui d'ailleurs, de la continuité territoriale.
Non, au contraire : dans une série de questions adressées aux candidats, le PCR les interpellait sur la continuité territoriale

En janvier 2004, à deux mois des élections régionales, Mme Girardin vient confirmer que les 8 millions d'euros ont bien été versés mais que c'est la Région qui refuse de les engager.
Ceci est faux : au moment du voyage de Mme Girardin à la Réunion, le décret d’application sur la dotation n’était pas encore publié. Il le sera le 31 janvier. Enfin, l’arrêté précisant la répartition de la dotation entre les DOM et les autres collectivités sera publié le 20 juin 2004. A cette époque, l’Etat n’avait pas encore reçu l’avis de la Commission de Bruxelles.

Un conflit a opposé la Région refusant de rendre des comptes et Jégo les réclamant,.
Le conflit n’a pas porté que sur la transmission de documents mais aussi sur le montant des subventions dues, l’Etat refusant de verser les reliquats des années antérieures. Ce qui sera fait plus tard. Quant aux documents envoyés : ils étaient les mêmes que lors des années précédentes. Sur ce point, la Cour des Comptes constate que "L’Etat n’a pas mis en place un système d’évaluation fiable et cohérent des effets de cette politique se bornant à recevoir des collectivités d’outre-mer des bilans eux-mêmes lacunaires et tardifs."

"La Région a alors préféré ne plus solliciter ces fonds retransmettant à l'État le soin de les engager".
La suspension du dispositif est une décision de l’Etat. Elle n’a pas concerné uniquement La Réunion mais toutes les collectivités d’Outre-mer

Je vous remercie
Michèle BOYER

 

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