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Chronique judiciaire : Le ti-père utilise des techniques de culpabilisation pour infliger des fellations à une fillette de 10 ans

Olivier G. comparait pour une prolongation de sa détention provisoire, accusé de viols incestueux sur la fille de sa compagne entre 2016 et 2021, alors qu'elle avait 10 ans au début des faits présumés. Le jugement est attendu dans quelques mois, et la cour a mis sa décision en délibéré.

Ecrit par I.S – le jeudi 20 juin 2024 à 10H13

Encore une affaire sordide de viol incestueux examinée ce mardi matin devant les magistrats de la chambre de l’Instruction. Olivier G. comparait à la demande du parquet général qui souhaite que sa période de détention provisoire soit prolongée jusqu’à son jugement qui doit intervenir dans quelques mois devant la cour criminelle.

Olivier G. est soupçonné d’avoir tenté des pénétrations annales et vaginales ainsi que d’avoir imposé des fellations à la fille de sa compagne. Cette dernière avait 10 ans quand les faits présumés ont débuté. Ils sont supposés avoir duré de janvier 2016 à novembre 2021. La jeune fille a finalement porté plainte accompagnée de sa mère contre son ti-père qu’elle considérait comme son propre père.

Selon les premiers éléments, l’accusé forçait la jeune fille contre des services. Il utilisait des techniques de culpabilisation si l’enfant ne faisait pas ce qu’il voulait. Devant les enquêteurs, Olivier G. a reconnu la majorité des faits. Malgré l’horreur absolue de cette histoire, le mis en cause, né en 1982, ne présente aucune anomalie mentale. Selon les experts qui l’ont examiné, il s’agit juste d’un homme égocentrique qui présente une immaturité psycho affective.

La cour a mis sa décision en délibéré avant de décider qu’Olivier G. resterait écroué jusqu’à son procès.

Demande de prolongation exceptionnelle de détention provisoire kesaco ?

Les demandes de prolongations exceptionnelles de détention provisoire sont légion devant la chambre de l’instruction. Elles sont quasiment toujours acceptées par les magistrats de la chambre. La loi veut en effet qu’un délai strict soit respecté entre l’ordonnance de mise en accusation d’un accusé et son jugement devant la cour d’assises ou la cour criminelle. Délai qui ne peut parfois pas être respecté au vu du nombre d’affaires présentées devant ces juridictions à la Réunion, élément a conjuguer à la crise sanitaire et à la grève des avocats au moment de la réforme des retraites.

En 2020, la cour a siégé 61  jours. En 2021, 159 jours pour juger 83 dossiers. En 2022, ce sont 72 affaires qui ont été jugées pour 158 jours d’audience et 78 en 2023.

 

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