Châteauroux: Un Réunionnais multi-condamné profère menaces et propos racistes dans le bus

Il a semé la panique dans un bus le mois dernier. Un Réunionnais déjà connu de la justice s’est une nouvelle fois fait remarquer pour des faits de violences.
Le 24 avril, dans la ville de Châteauroux, région Centre-Val de Loire, il sort un cutter et menace un couple ainsi qu’un jeune homme d’origine maghrébine. Les propos racistes pleuvent. Le chauffeur de bus réagit. Il fait descendre tous les passagers. Selon le journal La Nouvelle République, il faudra l’intervention d’une dame pour que le quinquagénaire, passablement alcoolisé, lui remette finalement son cutter sans quen finalement, aucune personne ne soit atteinte physiquement.
Les policiers municipaux sont les premiers à arriver. Ils maîtrisent avec beaucoup de difficulté un homme agité et qui les insulte copieusement. Au cours de sa garde à vue, il avouera avoir englouti trois bouteilles de rosé avant de prendre les transports en commun. Mais c’est surtout son passé qui n’a pas plaidé sa cause hier devant le tribunal correctionnel de Châteauroux.
Un retour à La Réunion envisagé
Agé de 56 ans, il cumule une vingtaine d’années de détention, notamment pour viols et agressions. A la barre, il expliquera que c’est l’alcool qui l’a fait dérailler ce jour-là. Pour sa défense, il évoque également « une agression par des Arabes, en juillet 2014, place Voltaire », cette même station où il était monté à bord de ce bus en cette fin avril, écrit La Nouvelle République. « je ne suis pas raciste », ajoutera-t-il à la barre. C’est juste l’alcool qui m’a fait généraliser. Je ne voulais faire de mal à personne, juste intimider. »
L’avocate du prévenu a quant à elle assuré que son client « avait pour projet de rejoindre La Réunion et ses proches, là où il se sent vraiment apaisé ».
Il devra attendre car ses excuses n’ont pas convaincu. Le jeune homme menacé dans le bus, qui a bénéficié d’une incapacité de travail de trois jours, a obtenu 1000 euros de dommages-intérêts. Le Réunionnais qui cherchait la bagarre a écopé de cinq ans de prison ferme assortis d’un mandat de dépôt.


