Cantine à 1 euro à Saint-André : L'opposition dénonce une "inégalité de traitement" entre public et privé

Laurent Virapoullé réagit aux annonces de la mairie, notamment sur l'application de la cantine à un euro. Si l'opposition a voté au conseil en faveur de l'extension de la cantine à 9 euros par an à tous les écoliers du public, l'élu estime que la mesure doit également bénéficier aux élèves des écoles privées de la commune.
Le vote de l'extension de la cantine à 1 euro par mois à tous les élèves des écoles élémentaires publiques n'a pas suscité d'opposition au conseil municipal, en tout cas dans les votes. Le groupe conduit par Laurent Virapoullé a voté la mesure présentée mercredi soir 1 juillet par la majorité de Joé Bédier et un peu plus tôt lors d'un point presse.
Une mesure qui figurait dans son programme de campagne, assure l'élu de l'opposition. Mais si le principe fait consensus, les modalités retenues par la municipalité font en revanche débat.
"Tous les enfants devraient en bénéficier"
La principale critique formulée par Laurent Virapoullé concerne le périmètre du dispositif, réservé aux élèves des écoles publiques.
Selon lui, les centaines d'élèves scolarisés dans les établissements privés de la commune auraient également dû être intégrés : « On regrette que cette mesure ne s'applique pas à tous les élèves de Saint-André mais seulement aux élèves de l'école publique », explique-t-il.
Pour l'élu de l'opposition, les deux écoles privées de la commune « accueillent des familles saint-andréennes qui contribuent elles aussi au financement des services publics locaux. Les parents sont des contribuables comme les autres. Ils n'ont pas moins d'impôts parce que leurs enfants sont dans le privé. »
L'élu fait également valoir que les repas servis aux élèves du privé sont aujourd'hui préparés par la cuisine centrale municipale. « Ils mangent la même chose. Je ne vois pas pourquoi ils n'auraient pas droit au même tarif. C'est une question d'égalité de traitement, ce sont des Saint-Andréens », poursuit-il.
Laurent Virapoullé dénonce une rupture d'égalité entre les enfants : « Moi, j'aurais plaidé pour qu'on ne fasse pas la distinction entre les enfants qui vont à l'école publique et ceux qui vont à l'école privée. Ils ont les mêmes droits en matière de cantine. »
Une critique sur le financement de la mesure
Laurent Virapoullé estime également que la majorité aurait pu financer cette politique « sans augmenter les impôts locaux avec 350.000 euros de plus prélevés sur les contribuables de Saint-André ».
Une critique déjà formulée lors de précédents conseils municipaux et lors des débats à la Cirest. La majorité rappelle de son côté ne pas avoir augmenté les taux d'imposition depuis son arrivée aux manettes.
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« Pour une mesure qui coûte près d'un million d'euros, on a un peu l'impression qu'ils prennent d'une main ce qu'ils donnent de l'autre », juge l'opposant qui appelle de nouveau la commune à ajuster les taux à la baisse pour neutraliser les effets de la revalorisation des bases fiscales. « Moi, je le ferai », s'engage-t-il une nouvelle fois.
D'autres critiques sur les écoles
Au-delà du dossier de la restauration scolaire, Laurent Virapoullé dénonce la disparition des ATSEM dans les grandes sections, une particularité de la ville, ainsi qu'une réorganisation du temps de travail pour les personnels communaux affectés dans les écoles.
L'opposant estime que ces évolutions risquent d'alimenter le "mécontentement" d'une partie des agents municipaux, notamment parmi les personnels les plus âgés.
Pas de vacances entre majorité et opposition à Saint-André.


