Bouffée d’air frais à Miel-Vert : la (vraie) musique réunionnaise fait un tabac

Bouffée d’air frais à Miel-Vert :
la (vraie) musique réunionnaise fait un tabac
Bien des organisateurs de spectacles, qui caressent le public dans le sens du poil, devraient en prendre de la graine :
-Oui, la musique réunionnaise existe ;
-Oui elle attire la foule ;
-Oui elle en vaut bien d’autres !
Les animateurs de Miel-Vert en ont donné une preuve flagrante vendredi dernier, avec un « concert nostalgie » qui a vu monter sur scène quelques-uns de nos artistes les plus confirmés, qui ont mis le feu malgré la pluie. On a trouvé une excellente occasion, les 65 ans de notre vieux pote Gaby Laï Kun qui demeure un des chanteurs et musiciens favoris des Réunionnais.
Il fallait quand même oser faire ça : rien que des « anciens » ; aucune des valeurs actuelles ! Mais après tout, l’excellence a-t-elle besoin de preuve pour rester au top ?
Sur scène, on a vu Gaby, entouré de ses anciens Soul Men, dont l’indestructible Harry Pitou, l’homme qui joue plus vite que son ombre disait Jean-Pierre Santot, et qui fit avec eux un sacré bout de chemin. Avec eux, excusez du peu, la belle Nathalie Ebrard, la voix d’or de Pierrette Payet, le très convivial Christian Baptisto, et, cerise su gâteau patate, Gessica.
Malgré le cyclone annoncé et un temps à ne pas mettre un Charlie dehors, il y eut plus de 600 personnes à se trémousser au pied du podium. Lorsque Gessica entonna « La pêche caméléon » de son grand-père, défunt Loulou, il passa un frisson dans l’assistance et le temps pluvieux n’y était pour rien : nos anciens tubes font toujours de l’effet malgré les nombreuses décennies.
Mais alors… pourquoi cette musique-là, qui passionne toujours autant, qui entraîne les danseurs sur les pistes, qui fait chanter le public en même temps que les musiciens, n’est-elle pas plus souvent l’honneur ?
Réponse simple : il faut le faire et pour ça, en avoir où je pense ; sans craindre de déranger les instances officielles ni de chambouler les idées reçues !
Voici quelques mois, un Festival du Livre était organisé par Agora dans les Jardins de la plage de Saint-Pierre. Réunion 1è, sous la houlette d’André-Maurice et la belle Karen avait monté son chapiteau près de la plage avec un podium pour les musiciens. Et quels musiciens : Harry et Gessica encore, mais aussi Christian Ducap, Patrick Donat, Tino, rien que des valeurs sûres. Les promeneurs s’arrêtaient malgré eux, attirés par ce « revival » et prenaient racine.
Lorsque les musiciens balancèrent « Gros pipe tonton », ce fut le délire.
Alors… on attend quoi ?
Jules-Charlie


