Blois : un homme condamné à 15 ans de réclusion après une agression qui a laissé son ex pour morte

Un homme aujourd’hui âgé de 30 ans a été condamné vendredi 16 janvier par la cour d’assises du Loir-et-Cher à 15 ans de réclusion criminelle pour violences volontaires aggravées. Jugé pour tentative de meurtre sur son ex-compagne, il a été reconnu coupable de lui avoir infligé des blessures irréversibles après une agression d’une extrême violence en décembre 2022 à Blois.
La victime a perdu la vue de l’œil droit, le goût, l’odorat, ainsi qu’une partie de son audition et de ses capacités de concentration. Après plusieurs semaines de coma, elle ne se souvient plus de rien, ni de son agression, ni même de sa relation avec l’accusé après deux mois passés dans le coma.
Les faits remontent à décembre 2022, à Blois, dans le Loir-et-Cher. Chloé, alors âgée de 24 ans, venait de rompre avec son compagnon. Le 3 décembre, en sortant de chez elle, elle tombe sur son ex-conjoint qui l’attend à la porte. Il ne supporte pas la rupture, la menace et l’agresse.
La jeune femme est alors prise en charge par des policiers municipaux qui passaient par là et l’accompagnent jusqu’au commissariat. Mais sur place, l’officier de permanence refuse de prendre sa plainte, lui demande de revenir plus tard et la renvoie chez elle.
L’accusé reconnaît les coups
Quelques minutes après, devant sa porte d’entrée, son ex-petit ami la frappe à coups de poing et de pied, s’acharne sur son visage et la laisse pour morte.
Le lendemain des faits, des manifestations avaient eu lieu pour dénoncer le refus initial de prise de plainte et ce qui a été qualifié de laxisme de la police dans cette affaire.
Lors du procès, l’homme a reconnu avoir "écrasé à coups de pied" le visage de la jeune femme, rapporte la presse nationale. Jugé pour tentative de meurtre, il a finalement été condamné pour violences volontaires aggravées à 15 ans de réclusion criminelle.
L’avocate générale avait requis une peine plus lourde : 22 ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté fixée aux deux tiers de la peine, ainsi qu’un suivi socio-judiciaire de dix ans, avec une injonction de soins et l’interdiction d’entrer en contact avec la victime. "Je n’ai entendu ni regret, ni pardon", avait-elle déclaré dans ses réquisitions.


