Baignade interdite à Sainte-Suzanne : la mairie se défend

"On ne peut pas placer un policier derrière chaque panneau!", regrette Bertrand de Boisvilliers, directeur général du service à la mairie de Sainte-Suzanne. Il a tenu à réagir face aux reproches faits aux services de prévention de la mairie qui auraient été défaillants.
Ce n'est en effet que 25 jours après sa publication que l'arrêté a été placardé aux abords de la rivière. "Cet arrêté, publié en mairie, ne fait que renforcer une interdiction déjà en vigueur", se défend-il. Selon lui, tout le monde serait au courant à Sainte-Suzanne : il est interdit de se baigner dans la rivière à longueur d'année, puisque la commune n'a pas les moyens d'assurer la surveillance des baigneurs.
Les enjeux sont cette fois différents : La baignade fait l'objet d'une deuxième interdiction, d'ordre sanitaire. Tous les loisirs sont interdits au niveau de la rivière, même les activités de canyoning, qui ne sont pas soumis aux mêmes restrictions que pour les simples baigneurs.
Si, pour la mairie, les Sainte-Suzannois sont au courant que la baignade est interdite, qu'en est-il des touristes, nombreux à cette période, à peine refroidis par l'hiver austral et qui osent se baigner dans nos bassins ? Quels risques ont-ils couru ?
De nouvelles analyses seront réalisées d'ici la fin de la semaine. Elles détermineront si le risque de contracter la leptospirose, maladie mortelle véhiculée par le rat, est encore important.



