Bac 2026 : vers un examen plus strict, sans repêchage sous la moyenne de 8/20

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, annonce un durcissement des règles du baccalauréat dès la session 2026. Objectif : restaurer la crédibilité de l’examen et encadrer les marges de manœuvre des jurys.
Le baccalauréat 2026 marquera un virage plus exigeant. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a confirmé qu’aucun élève ne pourra bénéficier d’un repêchage s’il obtient une moyenne inférieure à 8 sur 20. Une mesure qui vise, selon lui, à renforcer la valeur du diplôme et à garantir que le bac reste un véritable indicateur du niveau des élèves à l’entrée dans l’enseignement supérieur.
Autre changement d’importance : la limitation des « points jury ». Jusqu’ici, les correcteurs pouvaient accorder quelques points supplémentaires pour permettre à un candidat d’obtenir son diplôme ou une mention. Désormais, ce « coup de pouce » sera plafonné à 0,5 point sur la moyenne générale. « La crédibilité du baccalauréat repose avant tout sur la confiance dans les professeurs, mais encore faut-il que l’évaluation repose sur des critères clairs », a justifié le ministre, qui souhaite publier un décret en ce sens dès ce vendredi.
« Une copie illisible, truffée de fautes d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe, ne peut pas avoir la moyenne »
Édouard Geffray appelle également à un retour à plus de rigueur dans la correction. « Une copie illisible, truffée de fautes d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe, ne peut pas avoir la moyenne », estime-t-il. Son objectif : que le baccalauréat redevienne un véritable sésame vers les études supérieures, et non un simple passage automatique.
Ce durcissement s’inscrit dans la continuité des annonces faites fin août par Élisabeth Borne, alors ministre de l’Éducation. En 2025, le taux de réussite global au bac s’élevait à 91,9 %, avec une part non négligeable de candidats admis grâce aux points attribués par les jurys : 1,7 % dans la voie générale et 3,4 % dans la voie technologique, selon les chiffres officiels.
Interrogé sur d’autres sujets liés à la vie scolaire, le ministre a également évoqué la possibilité de renforcer le « contrôle d’honorabilité » des personnels de l’Éducation nationale, qui pourrait désormais être renouvelé régulièrement. Enfin, concernant l’interdiction du téléphone portable au lycée envisagée par Emmanuel Macron, Édouard Geffray se dit favorable à ce que les établissements volontaires puissent expérimenter cette mesure dès l’an prochain.
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