Auvergne : Un gisement de saphir attire toutes les convoitises

Cela fait plusieurs années que le gisement de pierres précieuses a été découvert et pourtant, l’information a longtemps été gardée secrète. Un agriculteur, propriétaire d’une moitié de la rive, s'était associé à un spécialiste pour exploiter discrètement ces pierres précieuses.
L’existence du gisement a été révélée en 2016 par un orpailleur. À l’époque, il se vante de sa trouvaille sur les réseaux sociaux. Le message n’échappe pas aux regards indiscrets des contrebandiers.
C’est alors que commence la ruée aux saphirs en Auvergne. Des dizaines de prospecteurs, attirés par l'appât du gain, se rendent en Issoire. L’histoire prend une mauvaise tournure à cause des rivalités naissantes entre les chercheurs de pierres précieuses.
Pour ne pas se laisser devancer par la concurrence, les exploitants sont prêts à tout. Quand le pillage et le sabotage ne suffisent plus, certains en arrivent même à employer la force. Les altercations se multiplient sur les lieux, mais personne ne fait appel à la justice.
Il se trouve que cette rivière se situe à mi-chemin entre deux propriétés. Alors, aux yeux de la loi, l’extraction est interdite sans l’accord des propriétaires et de la préfecture. Et déclencher une procédure judiciaire nuirait autant à l’activité du propriétaire que des vendeurs clandestins.
Malgré les précautions prises, la petite affaire est mise en lumière par un reportage de TF1 où les orpailleurs témoignent de la situation. Les propriétaires de l’autre moitié de la rive, qui n’étaient jusqu’alors au courant de rien, découvrent le pot-aux-roses grâce au reportage.
Le couple de voisins saisit alors la justice. Le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand reconnaît le 28 décembre la légitimité de leur demande et ordonne l’arrêt de toute activité en lien avec le minerai jusqu’à nouvel ordre.
Étant donné que le premier propriétaire était au courant des faits depuis 2017, une expertise a lieu pour déterminer le montant de l’indemnisation qu’il devra payer à son voisin.


