Au Mexique, la mort d’"El Mencho", le narcotrafiquant le plus dangereux du monde, fait trembler les cartels

Nemesio Oseguera Cervantes, alias "El Mencho", chef du puissant cartel Jalisco Nouvelle Génération, est mort après une opération de l’armée mexicaine. La disparition de l’un des narcotrafiquants les plus redoutés de la planète ouvre une période de tensions et de recompositions dans l’univers du crime organisé.
Il aura longtemps échappé aux radars, survivant aux offensives, aux traques, aux rumeurs. Nemesio Oseguera Cervantes, surnommé "El Mencho", est mort des suites de blessures infligées lors d’une opération militaire dans l’État de Jalisco, au Mexique. Avec lui disparaît l’une des figures les plus puissantes et les plus insaisissables du narcotrafic contemporain.
Chef du cartel Jalisco Nouvelle Génération, il incarnait une nouvelle génération de barons de la drogue, à savoir stratèges, discrets, et d’une redoutable efficacité. Sous son commandement, l’organisation était devenue un acteur majeur du trafic mondial, exportant drogues de synthèse et cocaïne vers l’Amérique du Nord et bien au-delà du continent américain, consolidant sa puissance par la violence et la discipline.
Sa mort marque un tournant, mais pas nécessairement une fin.
Force quasi militaire
Car les cartels ne reposent jamais sur un seul homme. Ils sont des structures, des réseaux, des systèmes capables de survivre à leurs chefs. Dans les heures qui ont suivi l’annonce, des violences ont éclaté dans plusieurs régions, signe que l’organisation reste active et que la succession pourrait s’ouvrir dans le sang.
Depuis des années, "El Mencho" avait transformé son cartel en force quasi militaire, capable de défier l’État, de contrôler des territoires et d’imposer sa loi. Son influence dépassait les frontières mexicaines, illustrant l’ampleur d’un phénomène devenu global.
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Pour les autorités, son élimination représente une victoire symbolique. Elle montre que même les figures les plus puissantes ne sont pas intouchables. Mais l’histoire récente du Mexique rappelle une réalité plus sombre encore, à entendre que la chute d’un chef ne signifie pas la disparition du crime, seulement sa mutation.
Mexico falls in complete chaos as heavy infighting starts between Mexican Army and CJNG Cartel after CJNG's head El Muncho was killed by Mexican Army. #InternationalNews #MexicoCity #mexicano pic.twitter.com/xYH2rJOVh4
— Sanjeeva Tekriwal (@SanjeevaTe49601) February 22, 2026
Dans les interstices du pouvoir, d’autres ambitions émergent déjà.
La mort d’"El Mencho" clôt un chapitre, mais elle ouvre aussi une période d’incertitude. Dans un pays marqué par des décennies de violence liée au narcotrafic, le vide laissé par un homme peut rapidement devenir le terrain d’une nouvelle guerre.
Le roi est tombé. Mais le royaume, lui, demeure.


