Au large de Saint-Pierre, ces mystérieuses baleines fascinent les scientifiques

Elles plongent profondément, apparaissent rarement en surface et restent parmi les cétacés les plus mystérieux de l’océan Indien. Ce week-end encore, Globice Réunion a observé des baleines à bec de Blainville au large de Saint-Pierre, une espèce discrète qui semble pourtant apprécier particulièrement les profondeurs réunionnaises.
On parle souvent des baleines à bosse à La Réunion. Beaucoup moins de leurs cousines fantômes.
Car les baleines à bec comptent parmi les cétacés les plus discrets au monde. Elles plongent très profondément, restent peu de temps en surface et échappent souvent aux regards humains.
Et pourtant, au large de Saint-Pierre, elles semblent revenir régulièrement.
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Ce week-end encore, les équipes de Globice Réunion ont observé plusieurs baleines à bec de Blainville (Mesoplodon densirostris) lors d’une prospection en mer.
"Nos prospections au large de Saint-Pierre réservent souvent des surprises… qui se répètent", écrit l’association dans une publication relayant cette nouvelle rencontre.
1.000 mètres de profondeur
Selon les spécialistes, cette espèce affectionne particulièrement les zones océaniques profondes, précisément le type de relief sous-marin que l’on retrouve rapidement autour de La Réunion.
Les baleines à bec de Blainville peuvent plonger à plus de 1.000 mètres de profondeur pour chasser calmars et poissons dans les eaux obscures de l’océan.
Et malgré leur taille impressionnante (jusqu’à près de cinq mètres), elles restent extrêmement difficiles à observer.
Leur présence régulière au large du Sud réunionnais intrigue d’ailleurs les scientifiques depuis plusieurs années.
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Car contrairement aux baleines à bosse, très visibles pendant l’hiver austral, les baleines à bec vivent presque en permanence dans les eaux profondes de l’île, loin des côtes et du tourisme d’observation classique.
Des cétacés presque secrets. Loin des regards humains.


