Assises : "On le réveille et on le tue !"

Barnabé Dalleau a vécu une enfance heureuse, il aimait la musique et la danse. Il avait la joie de vivre. Elle explique aussi qu’il avait des problèmes avec l’alcool. Il avait été relevé un taux de 4 g/l d’alcool lors de l’examen du corps du défunt.
À la barre ensuite, la sœur de la victime prend la parole. La voix tremblante elle explique : "il n’embêtait personne et on vient chez lui, on le réveille et on le tue ! Ce n’est pas possible quoi. Il avait un sourire qui apportait la joie de vivre". Le pompier qui est intervenu ce soir-là explique à la cour qu’il a trouvé l’accusée en arrivant sur les lieux qui criait « Sauvez Babé ! Sauvez Babé ! ». Elle était assise près du corps. "Elle était gommée de sang", ajoute le secouriste.
Une ecchymose a particulièrement alerté le médecin légiste
L’accusée est ensuite interrogée. Elle confirme qu’elle ne se souvient de rien. "Si je pouvais remonter le temps, je ne serais jamais allée à Sainte-Suzanne ce jour là", confirme-t-elle en réponse à une question de la partie civile. Elle confirme également qu’elle a échangé, à une reprise alors qu’elle avait beaucoup bu selon elle, un baiser avec la victime, "comme un flirt", précise t-elle. Pour autant, elle est formelle : "je n’ai jamais eu de rapports sexuels avec Barnabé Dalleau. J’ai du caractère mais je n’ai jamais été violente", affirme l’accusée à la cour.
Le médecin légiste revient ensuite à la barre en fin d’après midi pour présenter à la cour le rapport d’expertise médicale concernant l’examen de l’accusée. Elle avait refusé un examen gynécologique dans un premier temps avant d’accepter. Il indique qu’il a relevé des ecchymoses sur la patiente. Une d’entre elles a particulièrement alerté le médecin légiste : une ecchymose de 17 cm de long pour 10 cm de large sur l’intérieur de la cuisse gauche. Elle en a de moins importantes sur la cuisse droite. Selon lui, dans la plupart des cas, il s’agit de traces d’agressions sexuelles. Il parle de contact prolongé et appuyé.
Le procès se poursuivra ce vendredi par l’audition de témoins avant de laisser place aux plaidoiries de la partie civile et aux réquisitions de l’avocate générale. La fin des débats sera prononcé par le président après les plaidoiries des deux avocats de Stéphanie B.
Le délibéré devrait être rendu en fin de journée. L’accusée encourt une peine de 30 ans de réclusion criminelle.


