Assises : Cinq ans pour avoir violé une personne handicapée

Il ne nie pas l’acte sexuel mais alors que la victime n’a cessé d’exprimer aux enquêteurs qu’elle refusait de faire ces choses avec lui, Jean-Marc Latchimy affirme le contraire.
En janvier 2007, il croise la jeune fille dans le centre-ville de Saint-Denis, une personne handicapée mentale qu’il avait rencontré à l’occasion d’un voyage associatif. Organisateur de ce voyage, il lui propose de venir récupérer des photos à son appartement.
La situation prend un tout autre tournant. Les caresses se multiplient et Jean-Marc impose une fellation et des rapports sexuels non protégés. Ce qui vaudra une interruption volontaire de grossesse à la jeune fille fin février.
La question du consentement est majeure dans cette affaire. On évoque lors du procès une "erreur d’appréciation de l’adulte". L’avocat de la défense, Me Moselle va expliquer qu’"il a cru qu’elle était d’accord. Ce n’est pas un monstre". Argument pour lequel l’avocat de la tutrice de la victime, Me Ferdinand aura une réponse sans polémique, "pendant longtemps elle gardera les traces de la souffrance imposée par cet homme en qui elle avait confiance".
Jean-Marc Latchimy a été condamné à cinq ans d’emprisonnement.
Aujourd’hui, c’est l’affaire du couple Selly qui va être jugée. En 2007, Gérard Selly tue sa femme de six coups de couteau. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité.


