André Thien-Ah-Koon pour une région française de l'océan Indien

Dans le cadre des élections régionales, André Thien-Ah-Koon levait le voile ce matin sur un projet institutionnel : l'émergence d'une nouvelle collectivité régionale. Selon la tête de liste du Mouvement Divers Droite, accompagnée pour l'occasion de Bachil Vally, Marc-André Hoarau et Halima Toilibou-Pinchon, le temps est venu pour la Réunion de "sortir de son isolement".
Avec comme décor, les remous de la "crise mondiale", le candidat estime que le temps est venu de mettre en place une Région-Réunion-Mayotte qui serait identifiée comme la Région française Australe. Une région qui comprendrait la Réunion, Mayotte ainsi que les île éparses et les Terres Australes et Antarctiques françaises : "L'exploitation de ce futur territoire apportera un nouveau souffle à notre économie et permettra de hisser nos échanges régionaux à un seuil de respectabilité avec les pays voisins", explique l'ancien maire du Tampon.
Accroître les ressources actuelles de la Région
Principal objectif de cette institution : accroître les ressources actuelles de la Région par le biais d'une extension territoriale "permettant l'intégration des ressources halieutiques et pétrolières du Sud de l'océan Indien".
Dès lors, cette nouvelle institution interviendrait dans le cadre de la réforme des collectivités locales en cours d'examen devant le Parlement et lancerait une nouvelle politique de coopération régionale avec les différents pays de la zone. La nouvelle région s'appuierait ainsi sur plusieurs instruments parmi lesquels un Fonds régional de développement et d'échanges économiques, alimenté par les "royalties" provenant de la pêche et du pétrole, et un Établissement public de coopération régionale, regroupant des représentants de la Région française australe.
Ressources halieutiques et gisements pétroliers à la clé
S'il s'agit dans un premier temps de recenser les accords de partenariats possibles avec les pays de la zone, André Thien-Ah-Koon voudrait, entre autres, "mutualiser l'actuelle exploitation des ressources halieutiques de la zone par un système de joint-venture tout en incluant les entreprises industrielles et artisanales des états concernés". Il souhaiterait également faciliter la libre circulation des opérateurs économiques dans les pays de la zone et fait le même constat autour des gisements pétroliers et des minéraux rares existant dans l'océan Indien.
Résultat, une grande probabilité de voir émerger une administration de mission qui aurait à sa disposition le fonds régional susvisé.
Car c'est un "maigre bilan" en matière d'exploitation de ces zones maritimes que dresse l'ancien député. Il considère qu'il s'agit d'une opportunité forte de reprendre ce dossier et d'y inclure l'idée d'une meilleure exploitation. Une exploitation qui renforcerait les ressources de la pyramide inversée.
Reste désormais à savoir quels seront les contacts du candidats en direction, d'une part, des entités territoriales françaises concernées et, d'autre part, des différents pays de la zone.


