Alcool au volant: Selon le récidiviste, c'est un copain introuvable qui conduisait

Quatrième condamnation pour cet homme de 25 ans. Le jeune boit beaucoup trop et bien trop souvent avant de prendre le volant. Vendredi dernier, à 3 heures du matin, les forces de l’ordre sont appelées pour une Renault accidentée au Port… et un conducteur qui a pris la fuite. Rattrapé, il est contrôlé avec 1,05 mg d’alcool par litre d’air exprimé. Il assure depuis que ce n’est pas lui qui conduisait. Un vieil ami, croisé dans la soirée, aurait pris le volant du véhicule prêté par l’employeur du prévenu. Ce dernier, sobre, aurait fait l’accident alors que le jeune homme dormait. Il se serait ensuite enfui, alors que le prévenu serait resté quelques instants dans la voiture avant de sortir par le côté conducteur et prendre la fuite à son tour.
Un nom, un prénom, mais aucun moyen de contacter cet ami… Le 8 octobre dernier, c'était le même scénario. Alors qu’il dépassait la limite d’alcool autorisé, il avait expliqué à la police qu’une "vieille connaissance" devait conduire sa voiture mais ne l’a pas fait. Soit ces amis sont des inventions, soit ce jeune homme n’a vraiment pas de chance. Les trois condamnations depuis 2012 pour des faits d’alcool au volant ne jouent toutefois pas en sa faveur.
Voyant que personne ne croit à son histoire, ce sont les larmes qui commencent à couler. "Je ne le referai plus", assure-t-il, en reconnaissant un "problème avec l’alcool". Malgré ses promesses et la demande de son avocat, maître Ibrahim Akhoun, d’une contrainte pénale au lieu de la prison ferme requise par la procureure, il est condamné à six mois de prison dont cinq avec sursis et l’obligation de soins pendant deux ans. Histoire de tenter de lui faire comprendre la gravité de ses actes, "avant qu’il ne tue quelqu’un", termine la procureure.


