Les Chroniques de tonton Jules #137
Quand j’étais môme, il y avait le fusil de papa à la maison. Il servait à nous rapporter un bon lièvre pécho dans les champs de cannes du Gol ; sinon quelques beaux merles gras. On ne nous avait jamais dit qu’on pouvait s’en servir contre son voisin et ça ne nous est jamais venu à l’esprit. Aujourd’hui, ça déquille à plaisir… si je peux dire. Quand nous nous battions, c’était à coups de poing, pour nous défendre, pas attaquer ! Pas avec fusil ni sabre à cannes, en tout cas.
Les temps changent et je ne me sens plus très à ma place dans ce monde de violence qui s’offre à nous chaque jour.
J’ai donc essayé de trouver des sujets moins angoissants mais c’est pas le plus facile.
Je déteste ce monde… mais je ne vous déteste pas.












