Accusé d’avoir drogué une députée, le sénateur Joël Guerriau démissionne mais pas à cause de ses poursuites judiciaires

Le sénateur Joël Guerriau, mis en examen pour avoir drogué la députée Sandrine Josso, a annoncé qu’il démissionnerait le 6 octobre en affirmant respecter un engagement électoral, une explication que la plaignante rejette comme une manœuvre.
Le sénateur centriste Joël Guerriau, mis en examen pour des faits de soumission chimique à l’encontre de la députée Sandrine Josso, a annoncé qu’il quitterait son mandat le 6 octobre.
L’élu de la Loire-Atlantique, poursuivi pour avoir drogué à son insu la députée lors d’un rendez-vous privé, est soupçonné d’avoir dilué de la MDMA dans une coupe de champagne en vue de commettre un viol ou une agression sexuelle. Il est également mis en examen pour détention de stupéfiants. Ces accusations lui ont valu d’être suspendu de son parti Horizons et de son groupe parlementaire au Sénat.
Une promesse électorale
Joël Guerriau affirme que sa démission n’est pas liée à l’affaire judiciaire. Selon lui, il s’agit du respect d’un engagement pris lors des élections sénatoriales de 2023 : passer le relais à mi-mandat à sa colistière Marie-Pierre Guérin. « J’avais promis de le faire devant les maires de Loire-Atlantique et je tiens parole », a-t-il déclaré.
Une justification qui ne convainc pas Sandrine Josso. La députée, plaignante dans l’affaire, dit ressentir « un profond dégoût » face à cette annonce qu’elle juge être une « manœuvre stratégique » alors qu’un procès se profile.
Joël Guerriau, qui continue de clamer son innocence, reste présumé innocent en attendant son jugement. Son procès doit avoir lieu les 26 et 27 janvier 2026.


