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A l’UMP, un chef de parti à l’aura ratatinée

En rupture avec l’unité nationale, Sarkozy ne parvient toujours pas se démarquer.

Ecrit par zinfos974 – le lundi 26 janvier 2015 à 10H11

Un ancien chef de l’Etat en costume de chef de parti, l’entreprise était périlleuse. Elle est devenue quasi impossible depuis les attaques terroristes des 7 et 9 janvier. Tandis que se dissipe l’état de grâce et d’unité qui flottait sur la nation depuis le 11 janvier, Sarkozy prétend s’opposer avec hauteur sans tomber dans ce qu’il appelle «la politicaille».

l s’y est essayé mercredi soir au JT de 20 heures. Sans convaincre ni passionner les foules : l’entretien Sarkozy-Pujadas sur France 2 a attiré moins de téléspectateurs que Plus belle la vie, le feuilleton marseillais de France 3. Autre déconvenue, le chef de l’UMP ne parvient pas vraiment à imposer son leadership sur sa famille politique. Non pas parce qu’il serait ouvertement critiqué ou combattu par ses concurrents mais, pire encore, parce que ces derniers se contrefichent de ses initiatives. Interrogés par Libération, plusieurs membres du bureau politique reconnaissent qu’ils n’ont même pas eu la curiosité de prendre connaissance des propositions de l’UMP en matière de sécurité et d’éducation, pourtant largement diffusées par le service de presse du parti. Selon leurs entourages, les principaux leaders de la droite ne se sentent pas liés par les décisions des divers groupes de travail réunis en catastrophe par Sarkozy. C’est par Libération qu’ils ont appris que leur parti préconisait l’interdiction du port du foulard dans les universités, une mesure rejetée par François Fillon et par beaucoup de ses anciens ministres.

Apparence. Pour illustrer sa volonté d’incarner une opposition constructive et sans esprit polémique, Sarkozy a dégainé une proposition qui n’a que l’apparence de la simplicité : rétablir immédiatement les heures supplémentaires dans la police, représentant ainsi selon lui l’équivalent de 4 000 équivalents temps plein. Mais il n’a pas voulu en rester là. Sifflant la fin de l’union nationale, il a durement critiqué l’expression d’«apartheid» utilisée la veille par Manuel Valls, cet insolent Premier ministre qui le nargue du haut de ses 60% d’opinions favorables.

Un peu à contre-emploi, l’homme qui voulait passer «la racaille» au «Kärcher» et dénonce, en toutes circonstances, les censures de la «bien-pensance» n’a pas de mots assez durs pour dénoncer le dérapage de Valls. «Je suis consterné qu’on puisse assimiler la République française» à l’apartheid, a-t-il déclaré, imaginant sans doute le procès qui lui aurait été fait s’il avait, lui, utilisé cette expression. Valls ? «Il n’est pas à la hauteur d’un homme d’Etat», ronchonne Sarkozy dans le Monde, comme pour se rassurer.

«Grands». Le Premier ministre lui a répondu jeudi en convoquant «l’esprit du 11 janvier» et le devoir d’unité : «Dans ces moments-là, il ne faut pas penser à soi, il ne faut pas penser à je ne sais quelle échéance. […] Ceux qui gouvernent, comme ceux qui hier ont gouverné, doivent être grands, pas petits, se hisser au niveau de l’exigence des Français.»

DOM

 

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