Nouveau coup de théâtre à l'université: Les élections du 30 octobre compromises ?

C'est à en perdre son latin. Alors qu'une commission électorale a été mise en place à l'Université de la Réunion pour superviser le scrutin du 30 octobre prochain, et qu'une seule liste, celle de Mohamed Rochdi, s'apprêtait à être présente, l'Université de la Réunion a décidé de saisir le tribunal administratif de Bordeaux pour faire annuler la décision du 10 septembre dernier du tribunal administratif de Saint-Denis.
Deux requêtes ont ainsi été déposées le 12 octobre: "L'Université de la Réunion demande à la cour d'annuler le jugement du 4 septembre 2012 par lequel le tribunal administratif de Saint-Denis de la Réunion a, d'une part annulé la décision en date du 29 juin 2012 de la commission de contrôle des opérations électorales de l'université, ensemble l'élection qui a eu lieu le 7 juin 2012 en vue du renouvellement des représentants du personnel au sein des conseils centraux de l'université", peut-on lire sur la requête récupérée auprès du tribunal de Bordeaux.
D'autre part : "l'Université de la Réunion demande à la cour de prononcer le sursis à exécution du jugement du 4 septembre 2012 par lequel le tribunal administratif de Saint-Denis de la Réunion a annulé la décision en date du 29 juin 2012 de la commission de contrôle des opérations électorales de l'université".
On sait que Mohamed Rochdi s'est temporairement mis en congé de la présidence le temps de l'élection. Est-ce lui qui a pris cette décision qui est un véritable coup de théâtre, ou est-ce l'oeuvre du directeur général des services que l'on présentait pourtant comme son homme lige et qui assure l'intérim?
Mohamed Rochdi aurait tout simplement pu attendre l'élection de la présidence de l'université mardi prochain... Seul candidat en lice, il était assuré de garder son fauteuil. Finalement, ce recours de l'Université lui ôte la possibilité de reprendre tranquillement sa place de président.
En effet, cet appel qui est suspensif, a pour conséquence de mettre entre parenthèses l'annulation du premier scrutin et on voit mal dans ces conditions comment celui du 30 octobre pourrait être maintenu.
Ces deux requêtes ont été portées ce jour à la connaissance de Philippe Jean-Pierre, tête de liste Refonder l'Université de la Réunion et instigateur du recours en annulation du 10 septembre dernier. Celui-ci n'a pour le moment pas réagi, on peut imaginer la surprise qu'il a dû avoir...


